Syrie : l'armée syrienne à l'assaut du fief de l'Etat Islamique

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International Des Syriens dans les décombres de bâtiments détruits par des frappes aériennes, le 4 février 2016 à Alep
Des Syriens dans les décombres de bâtiments détruits par des frappes aériennes, le 4 février 2016 à Alep

L'armée syrienne, appuyée par les bombardements russes, resserre l'étau autour d'Alep, le fief de l'Etat Islamique en Syrie. Des dizaines de milliers de civils fuient les combats.

Alep, le fief de l'Etat Islamique en Syrie est depuis un peu plus de 24 heures au bord de l'asphyxie. L'armée syrienne a réussi à couper la principale route servant d'approvisionnement des terroristes depuis la Turquie et a réussi à encercler les campagnes au nord de la ville. C'est un véritable siège total que les forces gouvernementales syriennes préparent autour de la capitale des djihadistes tombée dans les mains de l'Etat Islamique il y a plus de trois ans.

Alep presque encerclée et sous des bombardements intenses

Très symbolique pour l'Etat Islamique et les djihadistes, Alep est en passe de tomber. Totalement asphyxiée, sans possibilité d'approvisionnement et subissant des bombardements très intenses de la part de la Russie, la ville ne pourra pas résister longtemps au siège ni à l'assaut à venir.

Fuyant les combats, des dizaines de milliers de civils ont pris la direction de la frontière turque. Massés dans des champs et des campements de fortune, ils attendent de trouver refuge dans la Turquie voisine qui, pour le moment, a fermé sa frontière.

Les manœuvres militaires syriennes et russes contestées

Les occidentaux ont critiqué l'opération de Damas et de Moscou, accusant ceux-ci de saboter les pourparlers de paix prévus à Genève. Les négociations ont été suspendues jusqu'au 25 février. Des accusations auxquelles Moscou a sèchement répondu. Vitali Tchourkine, l'ambassadeur russe à l'ONU, a notamment rétorqué : "C'est de mauvais goût, ce n'est pas le moment des récriminations, nos efforts politiques conjoints doivent s'intensifier" avant d'ajouter : "Ce n'est pas une escalade russe mais une intensification des efforts du gouvernement syrien pour combattre les terroristes".

La Turquie, grande ennemie du président syrien qu'elle souhaite voir partir, a quant à elle accusé la Russie et la Syrie de "crimes de guerres". Pour Recep Erdogan, le président turc : "Environ 10.000 personnes venues d'Alep attendent aujourd'hui à la frontière pour entrer en Turquie. Les Russes bombardent sans répit, le régime bombarde sans répit. Mais le monde se tait".

Crédits photos : © AFP THAER MOHAMMED

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