Syrie : l'armée continue de remporter des batailles importantes

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International Des soldats des forces armées progouvernementales syriennes près de la base militaire de Kweyris, dans la province d'Alep, le 10 novembre 2015
Des soldats des forces armées progouvernementales syriennes près de la base militaire de Kweyris, dans la province d'Alep, le 10 novembre 2015

Le régime syrien, aidé par les bombardements russes et appuyé par des combattants iranien et du Hezbollah, a de nouveau remporté hier une victoire importante. Les USA douchent cependant les espoirs de trouver une solution rapidement.

L'armée syrienne et ses alliés se sont emparés hier d'un fief de l'Etat Islamique à al-Hader au sud de la ville d'Alep, deuxième ville de Syrie. C'est la seconde victoire importante en deux jours de l'armée après avoir brisé le blocus de l'aéroport militaire de Kweires.

Un grand QG du Front Al-Nostra pris par l'armée syrienne

Al-Hader était l'un des plus importants quartiers généraux du Front Al-Nostra. Sa chute permet au régime de continuer à progresser dans cette zone et de viser la reprise de la route internationale qui se trouve à quelques kilomètres de là. La prise de l'aéroport de Kweires va permettre de créer un poste avancé afin de mieux lutter contre l'Etat Islamique, très présent dans cette région.

Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme : "contrôler Kweires marque un réel tournant dans les opérations militaires autour de la ville d’Alep, notamment parce que l’armée se trouve désormais à quelque km de la station électrique alimentant la cité, selon une source militaire. Une prise totale de Kweires donne aux forces syriennes et russes un poste avancé pour mener d’autres opérations".

Les Etats-Unis restent butés sur leurs positions

Les différents acteurs impliqués dans le conflit cherchent une solution pour mettre fin aux hostilités qui durent depuis plus de quatre ans. Les russes ont lancé un certain nombre de pistes avec notamment une proposition d'élections anticipées et une modification constitutionnelle sous l'égide de l'ONU. Mais les Etats-Unis, qui soutiennent les rebelles "modérés", exigent le départ de Bachar al-Assad, le président syrien, comme principe de base pour trouver un accord risque de doucher tous les espoirs d'une résolution rapide.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a notamment déclaré : "je ne peux pas vous dire que nous sommes au seuil d’un accord complet. Non. Il reste beaucoup de travail à faire". Seront présent à l'ONU dans le groupe extraordinaire qui cherchera une solution les gouvernements des principaux acteurs de la région ainsi que les partenaires stratégiques et militaires du conflit.

Crédits photos : © AFP GEORGE OURFALIAN

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