Suède : l'attaque dans l'école était bien motivée par le racisme

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Photo fournie à l'AFP par un élève, montrant l'homme masqué et armé d'un sabre, juste avant son attaque dans une école suédoise à Trollhättan, le 22 octobre 2015 en Suède

Selon une déclaration de la police suédoise, l'auteur de l'attaque aurait agit pour des motifs racistes. C'est la perquisition du domicile du jeune homme qui confirme les premiers soupçons.

La police, après perquisition du domicile du jeune homme et après analyse du comportement de celui-ci est désormais convaincue des motifs racistes de l'homme de 21 ans qui a attaqué une école en Suède jeudi, armé d'un sabre. Le jeune homme a succombé à ses blessures par les balles tirées par la police. Il était apparu dans l'école, réputée difficile, vêtu d'une cape, d'un casque de Dark Vador et portant un sabre. Beaucoup d'élèves pensaient alors à un déguisement d'Halloween.

Les certitudes de la police quant au racisme de l'agresseur

Niclas Hallgren, le chef de la police suédoise a ainsi déclaré : "nous sommes convaincus que l'agresseur a été inspiré par des motifs racistes quand il a commis son acte" avant d'ajouter que "nous sommes parvenus à cette conclusion grâce aux éléments découverts lors de la perquisition de son appartement et à son comportement durant les faits, aussi par la manière dont il a sélectionné ses victimes".

La police a ainsi découvert que l'agresseur publiait sur les réseaux sociaux des slogans anti-immigration et approuvait des vidéos néo-nazies. Il aurait par ailleurs délibérément choisi des victimes issues de l'immigration.

Se mobiliser contre le racisme

L'attaque a eu lieu dans la ville de Trollhattan dans l'ouest du pays. Cette ville industrielle de 50 000 habitants est ravagée par le chômage après la disparition du siège du constructeur automobile Saab. La Suède, qui attend jusqu'à 190 000 demandeurs d'asile cette année, voit aussi la courbe du racisme monter en flèche.

Pour Anders Ygeman, ministre de l'Intérieur suédois : "nous devons nous poser plusieurs questions sur l'évolution de notre société, sur sa polarisation et sur la manière de mobiliser toutes les forces du bien contre cette violence raciste" et reconnaissant qu'"il y a bien sûr un lien avec le climat social".

Crédits photos : © AFP

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