Macabre découverte de restes de victimes du nazisme à Strasbourg

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Faits Divers
Vue en date du 18 août 2013 de l'inscription "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre") à l'entrée du camp nazi à Dachau

Le 9 juillet dernier, des restes de victimes du nazisme ont été découverts à Strasbourg, conservés dans un bocal et des éprouvettes. Ue macabre collection qui appartenait à un anatomiste.

Samedi, la mairie de Strasbourg a révélé par voie de communiqué la découverte pour le moins macabre effectuée un peu plus tôt dans le mois par l'historien Raphaël Toledano. Le 9 juillet dernier et avec l'aide du professeur Jean-Sébastien Raul, directeur actuel de l'Institut de médecine légale de Strasbourg, M. Toledano a ainsi procédé avec succès à l'identification de plusieurs éléments, incluant "un bocal contenant des fragments de peau d'une victime de chambre à gaz".

On apprend de même que la découverte s'est étendue à "deux éprouvettes renfermant le contenu de l'intestin et de l'estomac d'une victime et un galet matricule utilisé lors de l'incinération des corps", laquelle eut lieu au camp de concentration alsacien de Natzweiler-Struthof.

Nazismes : des restes de victimes identifiés par un historien

Nos confrères de Francetv info avec AFP ajoutent que les restes identifiés appartiennent à 86 victimes de l'anatomiste nazi August Hirt, ce dernier ayant nourri, à un moment donné, le projet d'une "collection de squelettes juifs". La plus grande partie des restes avait été inhumée dans un cimetière juif peu après la libération de Strasbourg par les alliés en 1944.

Un livre de Michel Cymès dans la polémique

On nous indique également l'intention de la municipalité de remettre ces restes à la communauté juive de Strasbourg. Il est prévu que ces pièces soient inhumées puis qu'elles soient amenées aux côtés des restes de victimes enterrés au cimetière israélite de Cronenbourg (ouest de Strasbourg). Terminons en soulignant que la polémique concernant l'existence de restes de victimes du nazisme avait été relancée en janvier dernier avec la publication d'un livre de Michel Cymès sur la question. À l'intérieur de l'ouvrage, on y avait ainsi trouvé des témoignages avançant que des coupes anatomiques des 86 victimes d'August Hirt étaient conservées à l'institut de médecine légale de Strasbourg. Cette dernière, entre autres contestataires, avait alors démenti ces propos de manière catégorique.

Crédits photos : © AFP/Archives Guenter Schiffmann

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