Strasbourg : blocage de la maison d'arrêt par des surveillants pénitentiaires en colère

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Société Photo d'illustration. Les barbelés d'une prison.
Photo d'illustration. Les barbelés d'une prison.

Quelques dizaines de surveillants se sont rassemblés aujourd'hui devant la Maison d'arrêt de Strasbourg. Comme partout en France, ils dénoncent leurs conditions de travail.

Lundi matin, des pneus bloquaient l'accès à la Maison d'arrêt de Strasbourg (Bas-Rhin). A l'origine, quelque 70 surveillants pénitentiaires qui entendaient protester contre les conditions qu'ils rencontrent au quotidien dans leur mission : surpopulation carcérale, manque de personnel, insultes ou encore agressions.

Plusieurs syndicats avaient appelé au rassemblement

Le statut des surveillants leur interdisant de faire grève, seuls ceux étant en repos ou en congés participaient à ce rassemblement à l'initiative des syndicats SPS, UFAP et FO.

Dès 6h30 lundi matin, pancartes et banderoles faisaient part du mécontentement : "En prison, personne ne nous entendra crier", ou encore "Notre quotidien: insultes, agressions, tuberculose, punaises, cafards, souris et non-reconnaissance".

"Des détenus radicalisés mélangés avec les autres"

"La population pénale est de plus en plus vindicative", déplore le secrétaire général Grand Est du syndicat SPS Fabrice Meder. Il ajoute : "la population pénale est de plus en plus vindicative (...) Des détenus nous sont envoyés parce qu’ils sont ingérables ailleurs. En maison d'arrêt, on a tous les profils", précise-t-il encore.

Philippe Steiner, délégué adjoint de l'organisation UFAP, indique quant à lui : "On a des détenus radicalisés qui sont mélangés avec les autres, bientôt on aura des prêches à la promenade". Ce que les surveillants réclament entre autres c'est qu'un détenu, suite à une agression, soit automatiquement transféré dans un autre établissement pénitentiaire.

Dans 10 ans environ, 33 nouvelles prisons devraient sortir de terre dans notre pays, et Strasbourg fait partie des lieux choisis. Ce plan, dévoilé par le gouvernement le mois dernier, n'aura pas suffi à tarir la grogne.

Crédits photos : Shutterstock.com

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