SkyBender : la révolution 5G en marche avec Google ?

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Illustration. Un modèle de drone solaire développé par Titan Aerospace.

Google testerait, selon le quotidien The Guardian, et Nouveau-Mexique un tout nouveau réseau 5G relayé par des drones solaires. Quant au débit, il est théoriquement 40 fois plus rapide que celui de la 4G.

Connecter le monde, telle est l'ambition de Google et ce depuis sa création en 1998. Mais depuis quelques années déjà, la firme travaille à un projet alternatif de réseau mobile. D'après le très sérieux quotidien britannique The Guardian, le géant de Mountain View teste actuellement un réseau 5G relayé par des drones solaires. De quoi faire passer la 4G pour un ancêtre en terme de haut débit.

La 5G, 40 fois plus rapide que la 4G

Insatiable Google qui ne se contente pas de sa placé hégémonique dans le monde du web. SkyBender, c'est un nouveau projet révélé par The Guardian et dont les tests se dérouleraient dans l'Etat américain du Nouveau-Mexique : dans un hangar de l'aéroport spatial construit par Virgin Galactic, loué si l'on en croit le quotidien 1.000 dollars par jour, Google serait donc en train de travailler à cette nouvelle technologie.

Une technologie de transmission basée sur les ondes millimétriques, relayées par des drones solaires déjà développés par Titan Aerospace, et que Google a rachetée il y a deux, dépassant Facebook. Certes, la portée de telles fréquences est 90% moindre que celle offerte par la 4G. Mais en théorie, le débit potentiel est 40 fois supérieur à celui délivré actuellement par la 4G. Le quotidien a contacté le géant du web, qui n'a pas souhaité confirmer la rumeur.

Des ondes à courte portée, mais aux atouts certains

Interrogé par le quotidien britannique, un ingénieur de l'Université de Washington explique : "le gigantesque avantage des ondes millimétriques est l'accès à un nouveau spectre de fréquences car le spectre mobile actuel est bondé. Les ondes sont compactées et n'ont nulle part ailleurs où aller". Jacques Rudell ajoute que l'inconvénient actuel de cette technologie est non seulement son coût (mais Google a-t-il des raisons de s'en soucier ?), mais aussi sa complexité et son gros besoin d'énergie. Tout ce que l'on sait donc, c'est que la Federal Communications Commission (FCC, équivalent américain de notre ARCEP) a autorisé Google à mener ses tests jusqu'en juillet.

Quoi qu'il en soit, Internet et le ciel font plus qu'intéresser le géant, ces travaux venant en parallèle de ceux menés avec le projet Loon, utilisant cette fois des ballons stratosphériques.

Crédits photos : Titan Aerospace

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