Un sexagénaire se faisait passer pour un colonel de la Légion

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France
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Un sexagénaire a été placé en garde à vue. Pendant deux ans, il se faisait passer pour un colonel, et s'invitait aux cérémonies militaires à l'île d'Oléron.

Il s’était littéralement inventé une nouvelle vie. Un sexagénaire a été placé en garde à vue pour « port illégal d’uniforme et de décorations, usurpation de titres et de fonctions ». Pendant près de deux ans, l’homme vêtu d’un uniforme avec la Légion d’Honneur et l’Ordre national du Mérite accrochés, s’était joué de tout le monde et assistait au premier rang aux cérémonies patriotiques dans les communes du nord de l'île d'Oléron : Saint-Pierre, Saint-Georges, La Brée, Saint-Denis

Sur ses cartes de visite, l’homme se présentait comme « Aramis de Saint-Gilles Roulin », avec pour titre, colonel de la Légion étrangère. Une usurpation d’identité qui a finalement été révélée au grand jour.

Le faux colonel s'incrustait aux banquets

La semaine dernière, le prétendu colonel a reçu la visite de gendarmes. Ces derniers n’étaient pas venus pour rendre hommage à cet autre militaire, mais bien pour saisir l’uniforme et les décorations du sexagénaire, avant de le notifier qu’il était placé en garde à vue. Le parquet de La Rochelle poursuit l’enquête, « afin de comprendre la personnalité et l'environnement de l'intéressé qui s'est longtemps joué de la confiance de ses concitoyens».

Les soupçons sont apparus quand il s’est incrusté lors d’un repas réunissant les anciens combattants le 11 novembre dernier, au château de Bonnemie à Saint-Pierre-d’Oléron. "Alors qu'il n'était pas invité, il s'est pointé en affirmant qu'il était convié par le maire de Saint-Georges-d'Oléron ce qui était faux", se rappelle l'un des convives qui se souvient aussi "qu'il n'avait pas payé son repas, alors que tout le monde l'avait fait".

Il se faisait passer pour un agent secret

En plus de son faux grade de colonel, l’homme se faisait également passer pour un agent secret. "Il prétendait qu'il avait été mandaté pour aller en Belgique afin de prêter main-forte aux enquêteurs après les attentats du 13 novembre à Paris",  explique une personne ayant discuté avec lui auparavant.

Ses motivations restent floues. Contacté par Sud-Ouest, il a reconnu par le passé avoir eu « maille à partir avec les gendarmes », sans pour autant en dire plus.

Crédits photos : shutterstock.com

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