Serge Lazarevic, ex-otage d'AQMI, revient sur son enlèvement au Mali

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International Serge Lazarevic, ancien otage d'AQMI
Serge Lazarevic, ancien otage d'AQMI

Serge Lazarevic, détenu durant plus de trois ans au Sahel par AQMI, est revenu auprès d'iTELE sur son enlèvement ainsi que sur les conditions de sa captivité.

Le 9 décembre dernier et au terme de plus de trois ans de captivité, l'otage Serge Lazarevic, alors aux mains d'AQMI au Sahel, retrouvait la liberté. À ce moment-là, le président français François Hollande se réjouissait que "la France ne compte [désormais] plus d'otages".

Auprès de nos confrères d'iTELE, l'ex-otage est revenu sur cet épisode pour le moins marquant de sa vie. Serge Lazarevic raconte par exemple avoir été emmené nu vers une cabane avant d'être ficelé et placé sur une jeep en compagnie d'un autre otage, Philippe Verdon. Après trois, quatre heures de route, tous deux ont été pris en charge par un autre groupe. Serge Lazarevic ajoute à son récit que le trajet mouvementé lui a valu une côte fêlée.

Ex-otage d'AQMI au Sahel : "je ne sais pas qui ils étaient"

Serge et Philippe ont eu ensuite à décliner leur identité, bien que leurs ravisseurs n'aient alors pas fait de même. Les otages ignoraient également dans quel pays ils se trouvaient. Et c'est après avoir été emmenés "à un autre endroit" que leur captivité a commencé. À la question, posée par ses ravisseurs, de savoir s'il préférait mourir égorgé ou d'une balle dans la tête, Serge Lazarevic a opté pour la seconde proposition.

"Ici, ma vie est encore plus détruite qu'avant"

Quinze mois plus tard, l'armée française a lancé l'opération Serval, ce qui a conduit les groupes à se réunir. L'occasion pour Serge Lazarevic de rencontrer "les hommes d'Areva", Thierry Dol et Daniel Larribe, après leur avoir, dans un premier temps, prêté une appartenance à un groupe terroriste en raison de leur tenue. Il sera ensuite séparé de Philippe Verdon, ce qui l'amènera à connaîtra une détention en solitaire durant un an et demi, deux ans. Pendant ce temps, on lui indiquera une trentaine de fois sa libération prochaine, pour des espoirs que Serge Lazarevic finira par cesser de nouer. Son retour en France a cependant donné lieu à une certaine désillusion, Serge Lazarevic estimant ainsi n'avoir pas reçu l'aide qu'il pouvait être en droit d'attendre : "Premier jour c'est tapis rouge et deuxième jour, coup de pied au c... C'est, c'est horrible mais c'est comme ça."

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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