Le satellite Sentinel-2A observera la Terre depuis l'espace

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Sciences Le lanceur Vega portant le satellite Sentinel-2A, le 22 juin 2015.
Le lanceur Vega portant le satellite Sentinel-2A, le 22 juin 2015.

Le satellite Sentinel-2A, dont le rôle est le contrôle des terres émergées et des côtes, a été lancé avec succès depuis la base de Kourou. Lancé par une fusée Vega, ce lancement constitue le cinquième succès du lanceur.

C'est une fusée Vega qui a propulsé lundi dans la soirée ce nouveau satellite d'observation de la Terre, baptisé Sentinel-2A. Pour rappel, Vega est un petit lanceur développé par l'Agence spatiale européenne.

Après 55 minutes de vol, le satellite d'observation a rejoint son orbite, située à 786 kilomètres, constituant le 5ème succès pour le lanceur Vega.

Sentinel-2A scrutera la Terre

Ce satellite aura bien les yeux rivés sur notre planète. Plus particulièrement, il observera les terres émergées pour en dresser une précise cartographie. Il est aidé en cela par un matériel optique particulièrement redoutable, doté d'appareils infrarouge notamment.

Sentinel-2A a été développé par Airbus Defence & Space et entre dans le programme Copernicus, financé par la Commission européenne à hauteur de 4,3 milliards d'euros et sur 6 années (2014-2020).

Des données accessibles aux secteurs privé et public

Avec ses nouvelles technologies embarquées, le satellite sera en mesure de cartographier la Terre en 10 petite jours. Et à l'horizon 2016, 5 jours dès que le prochain Sentinel, estampillé logiquement 2B, tracera la route spatiale avec son aîné.

Et c'est toute l'Europe qui pourra avoir accès aux données collectées, presque en temps réel : agences gouvernementales, instituts de recherche ou encore entreprises y auront accès librement, après en avoir fait la demande, bien entendu. Ainsi, de nombreux paramètres tels que les transformations forestières, le développement urbain et la pollution de l'eau pourront être mieux maîtrisés. Ce que souhaite l'Europe, c'est que les entreprises, via ce nouvel outil, s'en servent pour générer des emplois et de la croissance économique. Et, ce qui n'est pas le moindre des avantages, prendre de l'avance sur les Etats-Unis dont les crédits spatiaux sont plus axés sur le lointain, Mars en particulier.

Crédits photos : ESA–M. Pedoussaut

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