Selon Jean-François Copé, un pain au chocolat vaut entre 10 et 15 centimes

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Politique
Jean-François Copé sur Europe1 le 24 octobre 2016

Le candidat de la primaire à droite serait-il victime d'une "malédiction du pain au chocolat" ?

Jean-François Copé était invité lundi matin de la matinale d'Europe 1. Et l e candidat à la primaire à droite a visiblement été dérouté par la question d'un auditeur, aussitôt relayée par l'animateur Thomas Sotto. Il s'agissait pour l'homme politique de donner selon lui le prix du pain au chocolat.

Le prix du pain au chocolat divisé par 10 par M. Copé

Et voici sa réponse : "Écoutez, je n'en ai aucune idée mais (...) ça dépend des tailles. Je pense que ça doit être aux alentours de 10 ou 15 centimes d'euro". Ce dernier se situe aux environs d'1 euro. Une fois le prix réel annoncé, il convient qu'il était "loin du compte". Et se justifie ainsi : "Je dois vous avouer que je ne vais pas en acheter très souvent parce que, comme vous pouvez l'imaginer, faut faire un peu attention, c'est un peu calorique".

En quittant le studio, il poursuit pour tenter de désamorcer : "Je pense qu'autour de la table, il n'y a pas grand monde qui connaissait le prix exact, mais j'assume. Ça arrive. Je vous l'avoue, je n'en achète pas pour une raison toute simple, j'en mange très, très peu. Donc, j'assume, tant pis pour moi [...] J'ai répondu trop vite".

Le prix de la vie quotidienne, la hantise de certains politiques

Il y a 4 ans, le député-maire de Meaux avait déjà été trahi par la viennoiserie. En 2012, Jean-François Copé avait relaté le cas d'un jeune qui se serait fait "arracher son pain au chocolat par des voyous" sous prétexte "qu'on ne mange pas au ramadan". Alors qu'il voulait évoquer la "pression" exercée par certains extrémistes musulmans, des réactions outrées ou amusées n'avaient pas manqué de surgir.

Ce n'est pas la première fois qu'un membre de la vie politique est ainsi piégé par une simple question concernant le coût de la vie. NKM avec le prix du ticket de métro en 2012 également, Giscard et le même prix il y a plus longtemps, ou encore Jospin en 2002 avec le coût d'un pain de seigle... Ils sont nombreux à s'être emmêlés les pinceaux. Et M. Copé n'est sans doute pas le dernier.

Crédits photos : Capture d'écran Dailymotion

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