Comment se portent les 4 clones de la brebis Dolly ?

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Sciences Les 4 clones de la brebis Dolly
Les 4 clones de la brebis Dolly

Elles s'appellent Daisy, Debbie, Denise et Diana. Les copies génétiques de la célèbre brebis Dolly nées il y a 9 ans se portent plutôt bien.

L'Université de Nottingham, au Royaume-Uni, publiait mardi les résultats d'une étude menée sur les 4 clones de la brebis Dolly. Âgées de 7 à 9 ans, elles étaient issues des mêmes cellules de glande mammaire que leur illustre grande soeur.

Et d'après les scientifiques, qui ont cherché à savoir si la vieillesse prématurée les avait atteintes, elles "sont plutôt en bonne santé".

Dolly, morte prématurément en 2003

L'étude, publiée dans la revue Nature, arrive quelques jours après le 20ème anniversaire de la naissance de Dolly, le premier animal cloné. Seulement, 5 ans après elle était atteinte d'une arthrose invalidante du genou, et elle devait mourir prématurément d'une maladie pulmonaire 1 an plus tard.

Il est à noter que pour cette race anglaise de moutons, les Finn-Dorset, l'espérance de vie est en moyenne de 12 années.

"Des clones qui vieillissent normalement"

Mais revenons à nos (4) moutons. Les "Dollies de Nottingham", comme elles sont affectueusement surnommées, ont subi un examen approfondi pour déterminer si une vieillesse prématurée n'était pas survenue (tolérance au glucose, sensibilité à l'insuline, pression sanguine, état des muscles et des os). A part une légère arthrose, qui n'est pas alarmante pour leur âge, "le consensus naissant, soutenu par les données actuelles, est qu'ils sont en bonne santé et semblent vieillir normalement", souligne Kevin Sinclair, principal auteur de l'étude.

Un espoir donc pour la technique de clonage par transfert nucléaire de cellules somatiques (SCNT), qui nécessite le prélèvement du noyau d'une cellule adulte autre que des gamètes. Mais la SCNT est coûteuse, et le taux d'embryons viables qui en résultent est encore faible. En Europe, il est interdit d'y recourir pour l'élevage. Mais aux Etats-Unis, par exemple, la productivité des cheptels est améliorée avec le choix de bons reproducteurs.

Crédits photos : Capture d'écran Youtube / Université de Nottingham

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