Sarthe : Les parents d'un bébé secoué incarcérés

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Faits Divers Photo d'illustration. Un bébé endormi.
Photo d'illustration. Un bébé endormi.

Les parents d’un nourrisson de quatre mois, présentant le syndrome du bébé secoué et dont le pronostic vital est engagé, ont été mis en examen et incarcérés lundi.

L’affaire débute le weekend dernier lorsqu’un père et une mère âgés de 23 ans amènent leur nourrisson de quatre mois à l’hôpital. Ce dernier se trouve dans un état très grave.

Selon les médecins, l’enfant présente tous les symptômes du bébé secoué. Les parents ont tout d’abord été placés en garde à vue avant d’être incarcérés.

Le bébé entre la vie et la mort

Les médecins de l’hôpital de Tours où le bébé a été admis sont formels. Les blessures dont souffre l’enfant sont liées au syndrome du bébé secoué (SBS), une pathologie qui entraîne un hématome sous-dural, une hémorragie rétinienne ou un œdème cérébral, qui apparaissent souvent lorsqu’un enfant a subi un choc violent. Les médecins ont décelé des traces de coup sur le nourrisson de quatre mois, il souffre également de plusieurs hématomes à l’intérieur du crâne qui comprime son cerveau. Selon les médecins, son pronostic vital est toujours engagé et il devrait garder des séquelles irréversibles.

Les parents sont alors interpelés samedi après une enquête de la Gendarmerie de Château du Loir.

Les parents font la fête alors que leur enfant se bat pour vivre

Selon les informations de France Bleu, les parents étaient déjà dans le collimateur de la justice puisqu’ils étaient convoqués par le juge des enfants bien avant cette affaire. Il devait s’y rendre le lundi 11 avril soit, quelques jours après que l’enfant ait été emmené à l’hôpital.

Alors que leur enfant était hospitalisé, les jeunes parents auraient fait la fête avec des amis dans le weekend. Après leur interpellation, le père nie toute violence sur l’enfant. La mère de son côté aurait reconnu les faits, tout en rejetant la faute sur son compagnon. Ils ont été incarcérés tout de suite après leur garde à vue et risquent jusqu’à 30 ans de prison si le bébé succombe à ses blessures.

Crédits photos : Shutterstock.com

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