Santé : Un patch connecté qui analyse la sueur pour prévenir la déshydratation

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Santé Un corps en sueur
Un corps en sueur

Des chercheurs ont mis au point un patch de la taille d’un timbre poste qui peut analyser la sueur de son porteur et lui indiquer son état de déshydratation.

Les traqueurs d’activité et autres objets dédiés à mesurer l’activité physique de leur porteur sont à la mode. Pas étonnant dès lors de voir de nombreux fabricants se lancer dans ce domaine.

La science semble également s’y intéresser de très près à en croire les travaux des chercheur de l’université de l’Illinois (États-Unis) qui développent actuellement un patch connecté capable d’analyser la sueur des sportifs afin de leur éviter la déshydratation.

De la taille d’un timbre

Les résultats de ces travaux ont été présentés dans la revue scientifique Science Translational Medicine. De la taille d’un timbre, le patch vient se placer à même la peau de son porteur. Malgré sa petite taille, ce dernier est bourré d’électronique, ce qui lui permet de recueillir de nombreuses informations en analysant la sueur du porteur afin de les envoyer sur une application smartphone dédiée. Le patch n'a pas besoin de batterie pour fonctionner et s'active dès que l'on approche le téléphone.

Le patch transmet des analyses sur le pH, la concentration en glucose de la transpiration, le taux de lactate ou encore d’ions Cl-. De telles données qui pourraient notamment permettre à un sportif de savoir en temps réel s’il est déshydraté ou non, une information essentielle pour les athlètes de haut niveau.

Pas seulement pour les sportifs

Si, pour le moment, le dispositif est testé avec de bons résultats sur des cyclistes, il intéresserait d’ores et déjà l’armée américaine et un fabricant de boissons énergisantes. À terme, le patch est en effet destiné à couvrir un champ plus large que le simple univers sportif.

Selon Yonggang Huang, qui a travaillé sur le dispositif, « la plateforme d’analyse de sueur que nous avons développée permettra aux gens de surveiller leur santé sur place, sans la nécessité d’un prélèvement sanguin ; l’électronique intégrée ne nécessite pas de batterie et permet une connexion sans fil à un smartphone ». La commercialisation à grande échelle est prévue pour 2019.

Crédits photos : KlausHaussman / Pixabay

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