Salles de shoot : l'expérimentation approuvée par le Sénat

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Société Ces salles, déjà expérimentées dans d'autres pays, sont destinées aux toxicomanes précarisés, qui se droguent dans la rue dans des conditions d'hygiène déplorables
Ces salles, déjà expérimentées dans d'autres pays, sont destinées aux toxicomanes précarisés, qui se droguent dans la rue dans des conditions d'hygiène déplorables

Après la validation de l'Assemblée nationale, c'est maintenant le Sénat qui vient d'adopter l'expérimentation de salles de shoot, avec un première ouverture prévue pour début 2016.

Si le projet de salles de shoot s'est voulu vecteur de craintes, entre autres pour l'instauration d'une toxicomanie légale même si encadrée, l'Assemblée nationale a finalement validé l'expérience de ces salles en avril dernier. Avant que le coordinateur de l'association Gaïa responsable du projet ne se montre rassurant quant au cadre de l'expérimentation.

Et jeudi, le Sénat a emboîté le pas à l'Assemblée nationale en adoptant à son tour l'expérimentation de ces salles de shoot.  Ces dernières représentent, selon les termes employés par l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), des structures au sein desquelles "les toxicomanes peuvent venir s'injecter des drogues - qu'ils apportent - de façon plus sûre et plus hygiénique, sous la supervision d'un personnel qualifié".

Sénat : validation de l'expérimentation des salles de shoot, première ouverture début 2016

Et alors qu'une série d'amendements appelaient à supprimer l'article 9 du projet portant sur une expérimentation de ces salles pour une durée maximale de six ans, les sénateurs les ont finalement rejetées. Une grande partie des sénateurs présents, pour la plupart de gauche, ont voté pour le projet, quand les sénateurs minoritaires Les Républicains l'ont désapprouvé, comme le rapporte Le Figaro avec AFP.

La demande d'un rattachement à des établissements de santé

On apprend toutefois qu'une condition a été requise par les sénateurs, celle que ces salles de shoot fassent partie intégrante d'établissements de santé. La rapporteur Les Républicains Catherine Deroche indique ainsi que "le Sénat a souhaité, contre l'avis du gouvernement, que les addictions soient prises en charge et intégrées dans des établissements de santé et des hôpitaux, dans des centres d'accueil placés sous la responsabilité du personnel médical". Et comme cela avait été signifié il y a de cela quelques mois, la première salle à voir le jour début 2016 devrait s'ériger à l'hôpital Lariboisière, situé dans le Xe arrondissement de Paris.

Crédits photos : © Getty/AFP/Archives David Mcnew

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