Saint-Ouen : 11 interpellations dans le cadre d'une affaire de trafic de cannabis

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France Cannabis (photo d'illustration)
Cannabis (photo d'illustration)

Mardi matin, la brigade des stupéfiants de Paris a procédé à onze interpellations à Saint-Ouen dans le cadre d'une affaire de trafic de cannabis. Le réseau a été démantelé.

Un vaste coup de filet anti-drogue a été opéré mardi matin dans plusieurs cités de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), commune classée ZSP (zone de sécurité prioritaire). La brigade des stupéfiants de Paris y a ainsi démantelé un réseau structuré de revente de cannabis.

Nos confrères d'iTELE ajoutent que les autorités présentes ont conduit des perquisitions, interpellé onze individus et saisi dix-sept kilos de réside de cannabis de même que cinq armes à feu. L'intervention des policiers de la PJ de Paris, nous rapporte-t-on, découlait d'une commission rogatoire diligentée par un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bobigny.

Réseau de revente de cannabis démantelé à Saint-Ouen : 17 kilos de résine saisis

Il convient d'ajouter que Saint-Ouen, et plus spécifiquement la cité Émile Cordon,  est un lieu considéré comme la plaque tournante du trafic de drogue au sein de la couronne parisienne. Et si, ces derniers mois, les actes de violence semblaient y briller par leur absence, ou du moins une réduction de leur nombre, six fusillades avaient tout de même été observées entre le 25 mars et le 8 mai 2015. Des échanges de coups de feu menés à l'aide de kalachnikov ou de révolver Magnum et qui auront causé cinq blessés graves.

La proposition du ministre de l'Intérieur d'un plan d'action contre la drogue

Suite à ces incidents, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé son intention, voilà six mois, de mettre en place dans la ville un plan d'action contre la drogue. Un dispositif qui incluait notamment l’installation de caméras de surveillance, la construction d'un mur ainsi qu'une présence notable de CRS. En novembre dernier, le ministre avait tenu à rappeler l'ampleur de la situation : "Les Français doivent comprendre que, derrière le trafic de stupéfiants, il y a des organisations puissantes et hiérarchisées, qui tuent pour contrôler le marché des drogues, quelles qu'elles soient", et que, "de ce point de vue, il n'y a aucune distinction qui tienne entre 'drogues douces' et 'drogues dures': on tue tout aussi bien pour du cannabis que pour de la cocaïne."

Crédits photos : Photographee.eu

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