Saint-Malo : au tribunal pour 155 excès de vitesse à scooter

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Pendant plusieurs mois, un scootériste a échappé aux autorités en jouant habilement du fait que ce type de véhicule ne comporte qu'une plaque à l'arrière.

Entre septembre 2015 et juin 2016, un cuisinier de 42 ans se faisait régulièrement flasher par deux radars. Auteur de 155 infractions, il était présenté devant le tribunal de police de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) lundi.

S'il a échappé aux gendarmes du Casir (Centre automatisé de constatation des infractions routières) pendant si longtemps, c'est grâce à la particularité des scooters qui ne sont pas pourvus de plaque d'immatriculation à l'avant.

Il ralentissait pour ne pas être flashé par l'arrière

Ainsi, il a été flashé 155 fois par l'avant, ce qui lui permettait de ne pas être identifié; et aucun déclenchement ne s'est produit dans l'autre sens, car l'homme respectait ici la limitation de vitesse. "Au retour de Ploubalay, les gens pilent à cause du virage en découvrant le radar au dernier moment, ce qui m’obligeait à ralentir", a-t-il déclaré devant le tribunal.

Les gendarmes de Rennes ont mené l'enquête et analysé en détail les photos par l'avant. Leur examen a permis de remonter à un loueur de scooters, puis au cuisinier.

Une somme de 7.000 euros d'amendes requise

A la barre, l'homme se justifie : "Je ne faisais plus attention, par habitude. Et pour monter la côte du barrage, il fallait avoir assez de vitesse. Le jour où l’on m’a arrêté, j’ai bien compris. J’aurais préféré payer un radar dès la première fois". Outre la perte de 154 points sur son permis, un total de près de 7.000 euros d'amendes est demandé par le ministère public.

L'avocat du prévenu a pointé du doigt un système hypocrite, comme le rapporte Ouest-France. Comme bien souvent un peu partout en France, les usagers de la route accélèrent une fois le radar dépassé. Désormais, rendez-vous le 13 mars pour le délibéré. Mais quoi qu'il arrive, il est certain de devoir passer à nouveau l'examen du permis de conduire.

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