Saint-Étienne : des dégradations après une manifestation appelant à "désarmer" la police

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Faits Divers Photo d'illustration
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Samedi après-midi à Saint-Étienne, après une manifestation pour "le désarmement de la police" pourtant interdite, des dégradations ont été commises dans plusieurs établissements de la ville.

Ces derniers jours, les forces de l'ordre défilent dans plusieurs régions de France pour appeler le gouvernement à leur conférer davantage de moyens dans le cadre de leur activité professionnelle. Dans le même temps, samedi, s'est tenue à Saint-Étienne une manifestation pour "le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits".

Un rassemblement dont nos confrères du Figaro précisent qu'il avait pourtant été interdit. Quoi qu'il en soit, un certain nombre de dégradations ont été observées après la manifestation, notamment sur des abribus, des distributeurs bancaires ou encore le local de la fédération départementale du Parti socialiste (PS).

"Désarmement de la police" : une manifestation interdite

Avant cela, des manifestants avaient donné de la voix devant la Bourse du travail pour "dénoncer les répressions policières sous toutes leurs formes et la guerre coloniale menée par la France au Moyen-Orient". Un dispositif constitué d'une centaine de policiers et de gendarmes mobiles était présent pour encadrer la foule.

Plusieurs heures durant, quelque 200 militants, pour la plupart d'extrême gauche, ont défilé dans le centre-ville. Un flash-ball en carton, sur lequel était inscrit le message "Une balle pour rétablir la paix sociale", a ensuite été symboliquement incendié devant l'ex-manufacture d'armes, désormais la Cité du design. Les autorités étaient semblent-ils éloignées de ces lieux.

La sœur jumelle d'Adama Traoré dans le collectif

Un défaut de présence aux abords de la manifestation qui aurait également permis à plusieurs participants cagoulés de tagger des murs et des vitrines, des inscriptions évoquant notamment le militant écologiste Rémi Fraisse, mort en 2014 d'un tir de grenade offensive sur le site du barrage de Sivens.

Il est à noter que se trouvait notamment dans le collectif rassemblé samedi à Saint-Étienne la sœur jumelle d'Adama Traoré, pour rappel un jeune homme décédé le 19 juillet dernier dans le Val-d'Oise après une interpellation aux circonstances encore opaques.

Crédits photos : © Pixabay / Public Domain

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