Le Rwanda souhaite la bienvenue à Omar el-Béchir

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International Le président soudanais Omar el-Béchir (centre) lors du sommet de l'Union africaine à Sandton, en Afrique du Sud, le 14 juin 2015
Le président soudanais Omar el-Béchir (centre) lors du sommet de l'Union africaine à Sandton, en Afrique du Sud, le 14 juin 2015

Malgré les pressions de la Cour Pénale Internationale, le Rwanda accueillera bien le président soudanais et précise qu'il sera le bienvenu au 27ème sommet de L'Union Africaine.

Selon la Cour Pénale Internationale (CPI), Omar el-Béchir, le président du Soudan, est sous le coup de plusieurs chefs d'accusation particulièrement graves. Le président soudanais est notamment accusé de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de génocide. Un mandat d'arrêt international est lancé. Le Rwanda, qui organise à Kigali le sommet de l'Union Africaine, a par la voix de son ministre des affaires étrangères, indiqué qu'il n'arrêterait pas le président soudanais.

Omar el-Béchir pourra se rendre au Rwanda sans être inquiété

Les autorités rwandaises ont indiqué qu'elles ne songeaient pas, en dépit du mandat d'arrêt international, à arrêter le président soudanais lors de sa venue à Kigali pour le sommet de l'Union Africaine. La CPI a envoyé une demande d'aide auprès du Rwanda pour arrêter Omar el-Béchir. La réponse des autorités a été particulièrement claire : "quiconque est invité par l’Union Africaine et qui sera là, sera bienvenu et sera sous la protection de ce pays".

Louise Mushikiwabo, la ministre des affaires étrangères du Rwanda a été particulièrement claire à ce sujet. Elle a notamment déclaré que Omar el-Béchir était, en tant que chef d'Etat d'un pays membre de l'Union Africaine, invité de façon officielle au sommet qui doit se dérouler ce week-end.

Le Rwanda a le devoir de protéger les chefs d'Etat

La ministre des affaires étrangère a précisé que le Rwanda allait protéger tous les dirigeants participant au somment de l'Union Africaine car ils jouissent d'une immunité. Louise Mushikiwabo a par ailleurs insisté sur le fait que son pays n'avait jamais ratifié le traité fondateur de la Cour Pénale Internationale et par là même "n’a donc aucune obligation, ni aucun droit d’arrêter M. Béchir".

La Cour Pénale Internationale est, par ailleurs, souvent critiquée par de nombreux dirigeants appartenant à l'Union Africaine. Ceux-ci dénoncent régulièrement la CPI car elle ne vise que des dirigeants africains, créant de fait, une justice internationale à deux vitesses.

Crédits photos : © AFP GIANLUIGI GUERCIA

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