Déchets nucléaires : Ségolène Royal défavorable à leur enfouissement

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Environnement Ségolène Royal à Nant le 29 juin 2015
Ségolène Royal à Nant le 29 juin 2015

Jeudi, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal a affiché son désaccord sur la question de l'enfouissement des déchets nucléaires, un amendement pourtant présent dans la loi Macron récemment votée. Manuel Valls quand à lui défend l'amendement.

Invitée jeudi sur le plateau de BFMTV, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal y a manifesté son désaccord quant à un amendement présent dans la loi Macron désormais votée : celui concernant l'enfouissement des déchets nucléaires sur un site français.

"À titre personnel, je ne suis pas favorable à l'enfouissement des déchets nucléaires." En ajoutant que "le principe [de création de ce site] avait été acquis il y a plusieurs années". La ministre a néanmoins œuvré dans le but que le principe de réversibilité soit appliqué : "Cette décision a été prise par le gouvernement, j'ai veillé en tant que ministre de l'Environnement à ce que ce principe soit réversible, au cas où les technologies évoluent." 

Enfouissement des déchets nucléaires : Ségolène Royal invalide à demi-mot

Comme nous l'indiquions il y a de cela quelques jours, ce projet dirigé par l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) a pour nom Cigéo et vise à enterrer, à 500 mètres sous terre à Bure, les déchets nucléaires parmi les plus radioactifs et les résidus de "moyenne activité à vie longue". La phase pilote de Cigéo a été calée à début 2016, et ce en dépit des protestations des Verts qui dénoncent un "passage en force" du gouvernement sur la question.

Manuel Valls tente de défendre Cigéo

Un jour plus tôt, le Premier ministre Manuel Valls avait tenté de convaincre les députés présents devant lui du bien-fondé de l'amendement : "Il s'agit simplement de traduire l'engagement qui avait été pris par la loi de 2006, c'est-à-dire de soumettre au Parlement les modalités de réversibilité du centre d'enfouissement des déchets nucléaires." Tout en ayant indiqué, lui aussi, la possibilité que ce projet ne soit pas mené indéfiniment sous sa forme initiale : "L'amendement prévoit donc que si des avancées technologiques majeures sont effectuées, les générations futures pourront non seulement arrêter le stockage en couches géologiques profondes, mais elles pourront aussi récupérer les déchets stockés pour les traiter différemment."

Crédits photos : © AFP/Archives REMY GABALDA

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