Roms : Manuel Valls veut démenteler les campements

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Politique Manuel Valls, le nouveau Premier ministre de François Hollande
Manuel Valls, le nouveau Premier ministre de François Hollande

Manuel Valls part en guerre contre les campements de Roms qui sont de plus en plus nombreux dans le pays. Les associations ne sont pas d’accord avec ce procédé de démantèlements, cela ne résout pas le problème, mais le déplace.

Les campements de Roms vont être étudiés avec précision par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Le président de l’association La Voix des Roms, Saimir Mile demande au président de la République de respecter son engagement, celui de ne pas expulser les Roms sans une solution de logement. Selon lui, la situation pourrait être améliorée si cette communauté pouvait accéder au monde du travail. Manuel Valls a déclaré devant le Sénat mercredi que la situation était inquiétante puisque les campements se multiplient, « La situation aujourd’hui à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis, dans une partie de l’agglomération lilloise, nous oblige à prendre des décisions de démantèlement ».

En France, ce sont 15 000 Roms qui vivent sur le territoire depuis une vingtaine d’années. Les expulsions régulières n’ont aucun effet puisque ces personnes reviennent sans cesse dans le pays. Le maire PCF, Michel Beaumale a expliqué qu’il « a actuellement quatre campements, ce qui représente un millier de personnes, cela pose de nombreux problèmes, d’hygiène, de sécurité, etc ».

Selon le NouvelObs, la question des campements des Roms est périlleuse, l’ambiance dans ces zones est souvent tendue. En 2010, Nicolas Sarkozy encore aux commandes du pays avait déclaré qu’il fallait faire la « guerre » aux « voyous », il avait donc demandé que les « implantations sauvages de campements de Roms » soient démontées. Certains comme Malik Salemkour estime qu’il est inutile d’évacuer un camp puisque « les gens à la rue, on les retrouve quelques jours plus tard dans un autre camp ».

 

Crédits photos : © Lionel Guericolas (Visual Press Agency) pour Public Sénat/Phototélé

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