Risque d'attentats : Estrosi regrette les "propos polémiques et déplacés" d'Aubry

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Politique Christian Estrosi sur France Info le 6 juillet 2016
Christian Estrosi sur France Info le 6 juillet 2016

Dans un courrier adressé à Martine Aubry, l'ex-maire de Nice Christian Estrosi dit "regretter" les "propos polémiques et déplacés" récemment tenus par l'élue lilloise à son sujet.

Le torchon semble brûler entre l'ex-maire de Nice Christian Estrosi et l'élue de Lille Martine Aubry. La semaine passée, ayant estimé que les moyens de sécurité n'étaient pas suffisamment conséquents pour prévenir un risque d'attentats, Mme Aubry avait décidé d'annuler la braderie de Lille.

Et la maire de la commune nordique d'en avoir profité pour tacler le président Les Républicains (LR) de la région PACA : "C'est une responsabilité morale. Et moi je [ne] suis pas monsieur Estrosi. Je le dis très simplement. Je prends mes responsabilités en suspendant [la braderie]. [...] Jamais, quoi qu'il arrive, je n'aurais pris une position différente de celle qu'on aurait pu partager avec l'État."

Aubry annule la braderie de Lille : "Je ne suis pas M. Estrosi"

Une sortie que l'ancien maire de Nice n'a visiblement qu'assez peu appréciée. Dans un courrier daté du 8 août dernier et adressé à Martine Aubry, Christian Estrosi déplore les déclarations de cette dernière à son sujet : "Je ne peux que regretter vos propos polémiques et déplacés".

Cité par BFMTV, le président LR de la région PACA a rappelé que le 15 juillet, le maire de Lille lui avait transmis "son émotion et son effroi suite aux actes terroristes commis à Nice sur la promenade des Anglais".

Des "leçons de morale" pas acceptées par l'ex-maire de NICE

Et de poursuivre : "Fallait-il ajouter, pour justifier une décision prise en réalité par le préfet de région, 'c'est une responsabilité morale et moi je ne suis pas Monsieur Estrosi' ? Fallait-il, pour justifier la fin de l'État d'urgence décidée par le Président de la République le 14 Juillet à midi, 'c'est une responsabilité morale et moi je ne suis pas Monsieur Estrosi' ?".

Ce même M. Estrosi qui interroge enfin l'élue lilloise sur le contexte de son choix d'annuler la braderie : "Je veux d'ailleurs vous poser une question simple : auriez-vous pris la même décision si aucun attentat n'était survenu dans ma Ville le 14 juillet ? Pour ma part, je n'accepte pas vos leçons de morale et je n'aspire qu'à voir la Ville de Nice se redresser et se reconstruire".

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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