Restos du Cœur : lancement imminent de la 31ème campagne

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Société Les Restos du coeur de Coluche
Les Restos du coeur de Coluche

Lundi, les Restos du Cœur vont lancer leur 31ème campagne. On s'attend à un chiffre record d'un million de bénéficiaires.

À l'instar d'organismes rapportant des bilans de victimes de lourdes maladies, les bénévoles des Restos du cœur aspirent à des chiffres de moins en moins conséquents chaque année. Des scores qui signifieraient alors que les personnes en difficultés financières ne sont plus aussi nombreuses que par le passé.

Ces bénéficiaires demeurent toutefois en nombre pour la 31ème campagne des Restos du Cœur allant s'ouvrir lundi. Et à en croire les informations rapportées par nos confrères du Point, ils pourraient même atteindre le chiffre d'un million en 2015, alors que lors du lancement de l'opération par Coluche en 1985, ils n'étaient que 70.000.

31ème campagne des Restos du Cœur : un million de bénéficiaires attendus

Suite aux attentats de Paris du 13 novembre dernier, les Restos du Cœur s'étaient vus contraints de suspendre quatre jours durant leur distribution de repas chauds à Paris, effectuée par camions. L'association se pliait ainsi à l'interdiction de rassemblement dans les rues décidée par le gouvernement.

128 millions de repas jusqu'en mars

Pour cette nouvelle campagne, il est prévu que l'association délivre 128 millions de repas jusqu'en mars prochain, soit durant plus ou moins quatre mois. Les personnes concernées par ces distributions auront à se rendre dans l'un des 2.111 centres qui ouvriront chaque jour leurs portes, avec 69.200 bénévoles à leur service. Il est à rappeler que si les Restos du Cœur œuvrent toute l'année auprès des démunis, la campagne d'hiver ne se concentre pas uniquement sur les bénéficiaires en situation précaire. Olivier Berthe, président des Restos du Cœur, prône le "lien humain" comme "rempart contre la barbarie". Il déplore cependant la difficulté grandissante de faire grossir les rangs de l'association : "Mais plus on avance, moins il devient facile de s'engager, parce qu'il y a des contraintes administratives, des règlements. On peine à recruter les plus jeunes et les actifs, et à trouver des bénévoles qui acceptent de prendre des responsabilités". Il appelle par conséquent les pouvoirs publics à mettre en place des mesures en faveur du bénévolat et visant à "simplifier la vie associative".

Crédits photos : Restos du coeur

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