Les Républicains, "parti du gaz de schiste" et des OGM selon Luc Chatel

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Politique Luc Chatel (Les Républicains).
Luc Chatel (Les Républicains).

Dimanche, le nouveau président du Conseil national des Républicains Luc Chatel a appelé Les Républicains à devenir le "parti du gaz de schiste" et des OGM. L'opposition dénonce un "revirement opportuniste et coupable".

La sortie a pu étonner voire choquer. Elle a en tout cas provoqué l'indignation au sein de l'opposition. Dimanche dernier, le nouveau président du Conseil national des Républicains Luc Chatel avait ainsi déclaré que son parti devait "être le parti du principe d'innovation plus que du principe de précaution, le parti du gaz de schiste, le parti des OGM, le parti des biotechs".

Le Parti socialiste a depuis fait entendre, par voie de communiqué, sa critique acerbe des déclarations tenues la veille par l'ex-secrétaire général de feu l'UMP : "Les propos de Luc Chatel en faveur des gaz de schiste témoignent d'un revirement opportuniste et coupable des Républicains sur ce sujet".

Sortie de Luc Chatel : le PS dénonce un "revirement opportuniste et coupable des Républicains"

Le document, partiellement rapporté par le site de Public Sénat, rappelle qu'en 2011, "les mêmes" avaient "voté une loi pour interdire la fracturation hydraulique en France", et ce "au motif qu'elle faisait encourir des risques 'extrêmement néfastes'". Et d'ajouter que "Les Républicains optent pour la régression environnementale" et que les membres du parti délivrent des "mesures passéistes et inefficaces" face aux "défis économiques, sociaux, climatiques et environnementaux du 21e siècle."

EELV évoque un "recul fantastique" par rapport au Grenelle de l'environnement

Le camp écologiste a également marqué sa désapprobation vis-à-vis de l'intention émise dimanche par Luc Chatel. Lundi sur La Chaîne Parlementaire, le député Europe Écologie Les Verts et vice-président de l'Assemblée nationale Denis Baupin a ainsi parlé d'un "recul fantastique" par rapport "à la période du Grenelle de l'environnement" où Nicolas Sarkozy était à la tête de l'État : "Oser dire aux Français qui, très largement, refusent le gaz de schiste, refusent les OGM dans leur alimentation, que c'est ça le projet demain, [...] je pense que c'est quelque chose par rapport auquel on va devoir se mobiliser".

Crédits photos : © Stéphane Hubert (Visual Press Agency) pour Public Sénat/phototélé

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