Remaniement : Bartolone favorable au retour des écologistes

Par , publié le
Politique Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, le 22 avril 2015 à Paris
Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, le 22 avril 2015 à Paris

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a récemment exprimé sa volonté d'un remaniement qui verrait notamment les écologistes entrer au gouvernement.

Claude Bartolone souhaite du neuf, quitte à aller chercher ses nouvelles recrues chez d'anciens pensionnaires du gouvernement. L'actuel président de l'Assemblée nationale a en effet récemment indiqué son désir d'un remaniement au niveau du gouvernement, notamment pour gommer du mieux possible l'idée d'une majorité "étroite".

Dans un entretien accordé à nos confrères du Monde et publié en ce jeudi, M. Bartolone a donné sa marche à suivre dans le but de retrouver une gauche solide : "Après les régionales et la COP 21, je souhaite qu'il y ait un remaniement qui permette à nos partenaires écologistes de participer au gouvernement, aux côtés des radicaux et de tous les socialistes. On ne peut gagner et transformer notre pays qu'avec une gauche unie."

Bartolone : "un remaniement qui permette à nos partenaires écologistes de participer au gouvernement"

Et le président de l'Assemblée depuis 2012 d'ajouter qu'il "fera tout" pour que ce souhait prenne effet dans un avenir plus ou moins proche. Et qu'il est nécessaire de se rappeler des errements du passé pour réduire au maximum les risques de les voir se reproduire : "N'oublions jamais ce qui est arrivé à la gauche en 2002. Notre électorat est dur en affaires. On ne pourra pas lui donner envie d'aller voter simplement en lui montrant des colonnes de chiffres. La gauche doit avancer sur les trois questions qui sont sa raison d'être : la lutte contre les inégalités, la question démocratique et la transition énergétique."

Loi Macron : "une erreur d'appréciation politique"

Claude Bartolone reconnaît également une maladresse quant à la présentation du projet de loi Macron menée par le gouvernement : "Après le 11 janvier, en raison du sentiment d'union nationale qui régnait, certains ont pensé que cela passerait aisément. C'était une erreur d'appréciation politique, nous n'avons pas été assez attentifs aux uns et aux autres." Ce qui ne l'empêche cependant pas d'approuver à demi-mot le recours répété à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le texte : "S'il avait manqué une voix, les dégâts auraient été politiquement désastreux, parce qu'il y avait derrière toute l'orientation donnée par le président de la République. L'exécutif n'a pas souhaité courir ce risque, je peux le comprendre."

Crédits photos : © Pool/AFP/Archives

Partager cet article