Regroupement familial : Estrosi approximatif dans ses chiffres

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Politique Christian Estrosi sur BFMTV et RMC le 10 octobre 2016
Christian Estrosi sur BFMTV et RMC le 10 octobre 2016

Lundi au micro de Jean-Jacques Bourdin, le président de la région PACA Christian Estrosi est apparu assez mal renseigné sur le nombre de bénéficiaires, en France, du regroupement familial.

La politique de regroupement familial telle qu'instaurée par Français Hollande l'année de son accession au pouvoir semble déplaire au plus haut point à Nicolas Sarkozy. Tant et si bien que le candidat à la primaire de la droit et du centre souhaite y mettre un terme.

C'est ainsi ce que son porte-parole, le président de la région PACA Christian Estrosi, a indiqué en ce lundi au micro de BFMTV et RMC. Selon lui, un sentiment partagé par l'ex-chef de l'État, le gouvernement de l'actuel président de la République aurait même fait de ce regroupement "un droit automatique par sa gestion".

Estrosi : le regroupement familial, "un droit automatique"

L'ancien maire de Nice a également déclaré que "le regroupement familial repose sur le fait d'être en mesure de pouvoir héberger dignement sa famille. C'est d'abord le critère du logement, c'est ensuite la garantie de la scolarité des enfants, c'est ensuite la garantie de pouvoir accéder à un logement et à un travail. [...] Ça conduit à ce que vous ayez un certain nombre de gens qui sont en situation irrégulière et qui au bout de trois mois sur notre territoire accèdent à l'aide médicale d'État qui coûte un milliard d'euros par an aux contribuables français".

"Des centaines de milliers de personnes par an"

Une explication découlant du fait que lorsque Christian Estrosi a affirmé que le regroupement familial représente "plusieurs centaines de milliers de personnes par an", il lui a alors été signifié que le dispositif concerne en fait 12.000 personnes chaque année et qu'il ne maîtriserait ainsi pas son dossier.

Nicolas Sarkozy a récemment communiqué sur deux projets de référendum en cas de victoire en 2017. Le premier sollicitera les Français sur la question du regroupement familial, quand le second les fera s'interroger sur l'internement administratif des individus fichés S parmi les plus dangereux.

Crédits photos : capture d'écran

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