Régionales 2015 : que se cache-t-il derrière la salade et la rhubarbe de Sarkozy ?

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Politique Nicolas Sarkozy, ici au congrès des Maires de France en 2011. L'un des 10 nominés au Prix du menteur en politique 2014.
Nicolas Sarkozy, ici au congrès des Maires de France en 2011. L'un des 10 nominés au Prix du menteur en politique 2014.

Lundi soir au journal télévisé de France 2, le leader des Républicains Nicolas Sarkozy s'est laissé aller à l'emploi d'une curieuse expression : "passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe".

Lundi soir, le chef des Républicains (LR) Nicolas Sarkozy était l'invité du journal télévisé de France 2 afin de commenter les résultats du premier tour des régionales 2015. Devant la performance historique réalisée par le Front national (FN) à l'échelle nationale, la question d'un retrait voire d'une fusion des listes pour le second tour a été plusieurs fois évoquée chez les politiques et dans les médias.

Mais devant David Pujadas, Nicolas Sarkozy est apparu contre l'idée d'une alliance et de "combines" effectuées "dans le dos des électeurs". Et d'ajouter : "Ce n'est pas comme ça que ça se passe, c'est pas 'passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe'." Une expression à la signification pas évidente et à l'origine qu'il n'était pas inintéressant de déterminer.

"Passe-moi la salade, je t'envoie la rhubarbe" : l'énigmatique expression de Sarkozy sur France 2

Et s'il s'est avéré que la phrase telle qu'employée par Nicolas Sarkozy n'existait finalement pas, l'ancien chef de l'État s'est bien appuyé sur une véritable expression pour tenter de faire passer son propos.  Comme le rapportent nos confrères des Inrocks, Nicolas Sarkozy voulait ainsi vraisemblablement dire "passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné". Le séné étant, au même titre que la rhubarbe, une plante aux vertus curatives. L'expression se trouve être une manière de qualifier deux personnes "se renvoyant l'ascenseur".

Un habitué des phrases farfelues ?

Il y a quelques mois de cela, en octobre dernier, l'ex-exécutif avait également rendu perplexe son auditoire lors d'un meeting tenu à Limoges. S'exprimant alors en direction des électeurs tentés de donner leur vote au Front national, Nicolas Sarkozy leur avait ainsi dit : "Je voudrais leur dire qu’on a reçu un coup de pied au derrière mais que c’est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur."

Crédits photos : Frederic Legrand / Shutterstock.com

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