Grèce : Sarkozy, un "excité du bocal" pour Cambadélis

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Politique Jean-Christophe Cambadélis (PS)
Jean-Christophe Cambadélis (PS)

Lundi, le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a qualifié Nicolas Sarkozy d'"excité du bocal", rapport aux propos tenus par l'ancien exécutif sur la question du référendum grec.

Le référendum organisé dimanche en Grèce a rendu son verdict. Le "non" a obtenu la majorité des voix (61,31%) et l'on ne sait encore si ce résultat va conduire le pays à perdre sa place au sein de la zone euro. Ce qui est en revanche certains, c'est que la classe politique française s'est assez largement exprimée sur le sujet.

Des sorties qui ont pu exaspérer, pour certaines d'entre elles, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Jean-Christophe Cambadélis. Lundi matin, au micro de France info, ce dernier a ainsi appelé à prendre garde à "ces déclarations à l'emporte-pièce" ainsi qu'au risque de n'avoir qu'une "vision économiste de la question européenne".

Cambadélis sur Sarkozy : "il s'est planté sur toute la ligne"

En citant le prédécesseur de François Hollande, qui avait notamment appelé, samedi, Alexis Tsipras à quitter son fauteuil de Premier ministre en cas de "oui "au référendum :  "J'ai en tête les déclarations de Nicolas Sarkozy qui sont d'une violence, vis-à-vis de la Grèce, insupportable. Il s'est planté sur toute la ligne, l'excité du bocal qui nous a conduit à la situation telle qu'elle est aujourd'hui. Parce que c'est lui qui a refusé le référendum sur l'Europe là, proposé par Papandréou [ndlr : ancien Premier ministre grec] en son temps."

Référendum en Grèce : le premier secrétaire du PS veut un "compromis"

En 2011, Nicolas Sarkozy était ainsi apparu consterné de l'annonce d'un référendum en Grèce, lui qui pensait alors le problème de la faillite grecque derrière lui après la tenue d'un conseil européen qui était censé clore la question. Enfin, considérant que de par leur "non" exprimé dimanche, les Grecs n'ont pas voté contre l'Europe, Jean-Christophe Cambadélis souhaite privilégier "une solution avec un compromis plutôt qu'une éviction en catimini".

Crédits photos : Capture écran Youtube / Itélé

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