Référendum à gauche : "un chantage au rassemblement" pour EELV

Par , publié le
Politique
Emmanuelle Cosse

Pour la secrétaire nationale d'EELV, le référendum à gauche souhaité par le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis s'apparente à un "chantage au rassemblement".

Il ne faudra vraisemblablement pas compter sur Europe Écologie Les Verts (EELV) pour prendre part au référendum à gauche organisé par le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Jean-Christophe Cambadélis et prévu pour se tenir les 16, 17 et 18 octobre prochains.

Pour la secrétaire nationale d'EELV Emmanuelle Cosse, ce référendum prend la forme d'un "chantage au rassemblement" s'inscrivant dans une "stratégie". Cette dernière ne serait pas favorable à une union entre la gauche et les écologistes, en permettant plutôt d'"[augmenter] les chances de victoire de la droite et de l'extrême droite au second tour".

EELV : le référendum à gauche, une "stratégie" perdante pour l'union gauche-écolos

Dans des propos repris par nos confrères de RFI, Emmanuelle Cosse appelle visiblement à passer par d'autres moyens que le référendum pour obtenir le rassemblement attendu : "Le Parti socialiste doit entendre nos critiques." Et de par sa position, la secrétaire nationale des écologistes vient se placer aux côtés des frondeurs du PS, pour qui "mener une politique de gauche" a bien plus de sens qu'un vote citoyen.

Jean-Christophe Cambadélis assez peu suivi par ses militants

On apprend par ailleurs que l'organisation de ce référendum à gauche ne semble pas grandement motiver les militants socialistes. Et alors que fin septembre, il attendait 300.000 votants, Jean-Christophe Cambadélis n'en espère désormais plus que 200.000. Les citoyens volontaires pourront toutefois apparaître déçus, certains départements allant ainsi ne renfermer aucune urne. Pour rappel, dans le même temps se tiendra un contre-référendum mené par la féministe Caroline de Haas, ex-militante PS qui se verra assistée par deux membres d'EELV, le conseiller régional Julien Bayou et le directeur de campagne digitale Elliot Lepers. Il y a quelques jours, on apprenait que "ce référendum [était] né d’un ras le bol. Celui du chantage au Front National et à l’unité." Et avec un vote prévu pour se dérouler sur la toile, à la différence de celui d'en face, on peut un peu plus se poser la question de savoir où la participation préfèrera se loger.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

Partager cet article

Pour en savoir plus