Réchauffement climatique : Hollande dénonce les "charlatans" contestateurs

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Politique François Hollande sur Europe1 le 17 mai 2016
François Hollande sur Europe1 le 17 mai 2016

Mardi, le président de la République François Hollande a fustigé les "charlatans" contestant la responsabilité seule de l'être humain dans le réchauffement climatique mondial.

Alors qu'il tenait un discours en ce mardi au Louvre en face de représentants de quelque soixante des académies des sciences du monde, le président de la République française François Hollande a dénoncé certaines voix s'étant fait entendre sur le sujet du réchauffement climatique mondial.

Dans des propos rapportés par nos confrères du Parisien, l'exécutif a ainsi pointé du doigt, sans nommer directement les cibles évoquées, "l'équivalence des opinions, au point de confondre parfois celles de savants et celles des charlatans".

Hollande et les "égarements" sur le réchauffement climatique

Pour François Hollande, il s'agit là d'"égarements" qui "peuvent mettre en péril les connaissances les plus sûres, celles qui ont été patiemment et soigneusement élaborées et sur lesquelles toute la communauté scientifique s'accorde". Le chef de l'État s'est également permis d'aller au-delà de la question du climat pour approfondir sa pensée :

"Prenons quelques exemples  : Le réchauffement du climat ? Une exagération. L'évolution des espèces ? Une fable. Le sida ? Une punition. La délinquance ? Une fatalité génétique". Avant de sembler déplorer que "tout [soit] perpétuellement mis en question".

Sarkozy indirectement ciblé ?

Les mots du président apparaissent telle une cinglante réponse à une sortie, relatée il y a quelques jours, de son prédécesseur au sommet de l'État Nicolas Sarkozy. Celui qui est actuellement candidat à la primaire de la droite et du centre aurait ainsi déclaré que "ça fait 4,5 milliards d'années que le climat change. L'Homme n'est pas le seul responsable de ce changement".

Si les proches de l'ex-chef des Républicains ont parlé d'une caricature de ses déclarations, des membres de son propre parti ont semblé le désavouer tels Alain Juppé et François Fillon. Pour la ministre du Logement et ex-secrétaire nationale d'EELV (Europe Écologie Les Verts) Emmanuelle Cosse, avec ces propos, Nicolas "Sarkozy nous ramène quinze ans en arrière". Le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll aura quant à lui désigné une "grave erreur stratégique".

Crédits photos : capture d'écran Dailymotion

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