Rapport Barbier : comment augmenter les marges des buralistes ?

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France Photo d'illustration. L'enseigne d'un bureau de tabac.
Photo d'illustration. L'enseigne d'un bureau de tabac.

Le rapport de la mission parlementaire menée par le député Frédéric Barbier, qui sera présentée aux buralistes jeudi, avance des pistes pour les aider à gonfler leurs marges.

Alors que la grogne des buralistes ne faiblit pas, le rapport de mission menée par le député du Doubs Frédéric Barbier (PS) leur sera présenté ce jeudi 15 octobre. Parmi les pistes envisagées, les deux principales sont les suivantes : ponctionner une part des profits des cigarettiers afin de gonfler la marge des débitants de tabac, et d'instaurer "une vraie traçabilité indépendante des produits du tabac" afin de limiter le poids des ventes illégales.

Enfin, il préconise une stagnation du prix du paquet de cigarettes.

Frédéric Barbier : "Il y a urgence"

Alors qu'un peu plus de 1.000 buralistes ont dû baisser définitivement leur rideau de fer l'année dernière, le député avance : "Il y a urgence, il faut prendre des mesures avant l’arrivée à expiration du contrat d’avenir en novembre 2016". La première mesure envisagée, dévoilée en exclusivité par Les Echos, est donc d'augmenter les marges des débitants. A l'heure actuelle, celle-ci est comprise entre 9% et 11% par paquet.

"Dans trois ans, la marge des débitants devra devenir supérieure à celle des fabricants, avec une première étape dès janvier 2016", explique Frédéric Barbier aux Echos. Pour ce faire, une part des profits des fabricants de cigarettes pourrait être ponctionnée pour augmenter cette marge. Une partie de ces profits servirait à alimentera un fonds de prévention du tabagisme nouvellement créé. Au début, il suffirait d'environ 20 millions d'euros, soit 0,25% du prix du paquet. Ce fonds servirait notamment à financer des campagnes d'information dans les écoles.

Pour une stagnation du prix du tabac

Autre grosse mesure, celle de la mise en place d'une "vraie traçabilité indépendante des produits du tabac". En effet, la vente illégale de cigarettes pèse 250 millions d'euros de chiffre d'affaires par an.

Pour autant, la mission Barbier ne suggère pas une hausse du prix du tabac, comme le déclare le député : "Je suis pour la stabilité des prix, car les écarts grandissent avec les pays voisins et provoquent un développement du marché parallèle".

Crédits photos : GERARD BOTTINO / Shutterstock.com

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