Radicalisation : Une association d'aide aux détenus musulmans risque la dissolution

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France
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Le ministère de l’Intérieur a lancé jeudi 27 octobre une procédure de dissolution contre l’association d’aide aux détenus musulmans Sanabil.

L’association Sanabil aurait-elle caché ses liens avec l’islamisme radical ? C’est en tout cas ce que semble croire le ministère de l’Intérieur qui vient de lancer une procédure de dissolution contre cet organisme dont le but officiel est de venir en aide aux détenus musulmans.

Un lien avec les attentats de Paris

L’information a été dévoilée par nos confrères de Franceinfo. Créé en 2010, l’association loi 1901 Sanabil a pour mission officielle de soutenir les détenus musulmans et leurs familles. En réalité, ces nombreux liens avec la sphère djihadiste française sont assez troublants.

Son président est par exemple assigné à résidence depuis le 23 novembre 2015 et serait une figure historique de l’islamisme radical en France. Ce dernier, informaticien de son état, serait proche des frères Clain, membres influants de la filiale djihadiste de Toulouse et figure l’État Islamique qui ont rejoint la Syrie. Il est également le créateur d’un forum Internet francophone promouvant le djihad fréquenté par Djamel Beghal, mentor des frères Kouachi, ou de Samy Amimour, l’un des tueurs du Bataclan le 13 novembre dernier.

Amedy Coulibaly aurait également profité des services de l’association tout comme Mehdi Nemmouche qui correspond régulièrement avec les membres de l’association depuis sa cellule.

Sanabil se défend

L’association a d’ores et déjà vu ses comptes gelés par l’arrêté ministériel. Sanabil a réagi sur sa page Facebook officielle en dénonçant une décision « injuste », car « Sanâbil ne s’est jamais préoccupé des raisons d’incarcération, bien souvent, nous n’en connaissions même pas la cause. Par Allah, notre intention fut seulement de faire modestement le bien, de répondre à l’appel de frères et sœurs dans le besoin. »

L’association a lancé une collecte d’enveloppes et de timbres afin de prévenir les 740 détenus qui bénéficient de ses services en France et à l’étranger de la situation dans laquelle elle se trouve.

Crédits photos : shutterstock.com

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