PV de stationnement : réforme repoussée jusqu'en 2018

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France Photo d'illustration. Un policier dresse un PV.
Photo d'illustration. Un policier dresse un PV.

Il vient d'être révélé que la réforme visant à permettre aux mairies de fixer le montant des PV de stationnement a été repoussée jusqu'en 2018. Aucune hausse ne devrait ainsi être enregistrée avant la présidentielle de 2016.

Selon que l'on soit à la tête d'une mairie ou seulement d'un volant, la nouvelle peut être accueillie de diverses manières. Les maires s'attendaient ainsi à voir prochainement entrer en vigueur la réforme allant leur permettre de fixer eux-mêmes le montant des PV de stationnement. Et les automobilistes de se préparer au goût de la soupe à la grimace.

En juillet dernier, on apprenait que pour compenser la baisse des dotations de l'État aux collectivités locales, la mairie de Paris envisageait d'augmenter de 50% minimum le tarif horaire de stationnement. Ce qui aurait amené l'amende à passer d'un montant de 17 à 36 euros. Sauf que d'après ce que révèlent nos confrères des Échos, la réforme en question va être bientôt repoussée.

Réforme des PV de stationnement : repoussée, pas de hausse avant la présidentielle

Et le report ne concerne pas quelques mois puisqu'on nous annonce carrément une vraisemblable entrée en vigueur de la réforme pour 2018. Celle-ci n'étant pas destinée à être accueillie les bras ouverts par les dizaines de millions d'automobilistes résidant en France, le gouvernement aurait choisi de ne pas l'établir juste avant la présidentielle de 2016, et ce pour ne pas aborder l'échéance avec un déficit accru de popularité.

Un report dû officiellement à des problèmes techniques

Plus précisément, après avoir été reportée du 1er janvier au 1er octobre 2016, le Premier ministre Manuel Valls s'apprêterait à annoncer un nouveau report de la réforme pour janvier 2018. En cause, des soucis techniques évoqués par le préfet responsable de la mission qui empêcherait la réforme d'être opérationnelle dès le mois prochain. On nous parle ainsi de "nouveaux systèmes informatiques de l’Antai [Agence nationale pour le traitement automatisé des infractions] et celui de la future juridiction administrative qui ne pourront pas être livrés avant octobre 2017". Les Échos avance quant à lui que "Matignon s’attendrait à voir les maires, actuellement dans une recherche effrénée de nouvelles recettes, avoir la main lourde sur les tarifs des amendes, gênant à moins de deux ans de la présidentielle."

Crédits photos : Shutterstock.com

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