Éducation : "les enseignants du premier degré vont être augmentés"

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Société La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem.
La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem.

La ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a confirmé que les "enseignants du premier degré vont être augmentés", conformément à une requête des syndicats déplorant un sensible écart avec les professeurs du second degré.

Parmi les demandes énoncées par les syndicats sur le plan de l'éducation, on trouve celle d'un alignement de la prime perçue par les professeurs des écoles sur celle des enseignants du second degré. La première apparaît ainsi actuellement plus faible de 800 euros (net par an).

Dans un entretien accordé au JDD et paraissant en ce dimanche, la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem confirme une augmentation de la prime à venir pour les professeurs des écoles. Sans pour autant préciser la hausse en question.

Vallaud-Belkacem : la prime des professeurs des écoles précisée mardi

"Nous travaillons avec les syndicats à un alignement de ces deux primes dans le temps. Donc oui, les enseignants du premier degré vont être augmentés. Le Premier ministre en précisera la forme et le calendrier prévisionnel mardi."

Et la ministre de poursuivre en rappelant que Lionel Jospin avait, en 1989, quelque peu ignoré les enseignants du premier degré en ayant ainsi accordé "une indemnité de 1.200 euros aux enseignants du second degré" et à eux seuls. Si, "en 2013, Vincent Peillon avait commencé un rééquilibrage avec une indemnité de 400 euros pour les enseignants du primaire", l'actuelle ministre de l'Éducation avait alors estimé ce premier mouvement d'"insuffisant".

"Revoir le parcours de carrière de tous les enseignants"

Il ne va d'ailleurs pas seulement être question de rétablir un peu plus la balance entre les enseignants du premier et du second degré : "Au-delà, nous allons revoir le parcours de carrière de tous les enseignants en les revalorisant et en les accompagnant mieux."

Najat Vallaud-Belkacem considère enfin que si l'école "va mieux", des chantiers restent encore à accomplir : "Exemple : nous nous sommes fixé un objectif de 30% de préscolarisation des enfants de moins de 3 ans dans les zones d’éducation prioritaire. Or, pour l’instant, nous en sommes à un peu plus de 20%, alors même que les places sont là : nous en avons créé 25.000."

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