Prison de Gradignan : un détenu agresse un psychiatre avec une fourchette

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Faits Divers Une cellule de la prison de Fresnes
Une cellule de la prison de Fresnes

Un détenu, connu pour ses problèmes psychologiques, a agressé son psychiatre pendant une consultation à la prison de Gradignan en Gironde. Deux surveillants ont été blessés dans l’attaque.

La consultation a viré au cauchemar pour ce psychiatre. Alors qu’il venait examiner un détenu connu pour ses problèmes psychiatriques à la prison de Gradignan, près de Bordeaux (Gironde), ce dernier a été agressé à coups de fourchette. Deux surveillants ont également été blessés dans l’agression.

Condamné pour une prise d’otage

Le prisonnier, âgé de 30 ans, est connu pour des troubles psychiatriques graves. Ce dernier avait écopé de sept ans de prison en 2014 pour avoir pris en otage les passagers d’un train en gare de Bordeaux en 2011. Il avait notamment retenu une femme pendant deux heures en la menaçant avec deux sabres japonais. Les policiers d’élite du GIPN avaient finalement réussi à interpeller le forcené qui avait avoué en garde à vue vouloir « se faire abattre par les policiers. »

Mercredi matin, c’est donc un psychiatre qui a subi l’un de ses nombreux accès de folie. Alors qu’ils étaient en consultation, le détenu s’est jeté sur le praticien, « lui fracassant du mobilier sur la tête » selon Sud Ouest. Il aurait ensuite tenté de le blesser à coups de fourchette et lui a porté plusieurs coups de poings.

Poussé par « la voix d’Allah »

Le déséquilibré sera finalement maîtrisé par une surveillante et son collègue qui seront également blessés pendant l’intervention. Ils ont tous deux décidé de porter plainte.

Après l’incident, l’homme a expliqué que son geste avait été motivé par « la voix d’Allah ». Ce dernier était détenu dans une unité classique alors que ses problèmes psychologiques avaient été identifiés au moment de son incarcération. L’homme avait même bénéficié d’un régime de semi-liberté qui lui permettait de sortir de prison plusieurs jours par semaine. Un régime de semi-liberté qui avait été annulé début 2016 pour « apologie du terrorisme », selon Emmanuel Giraud, le responsable régional du syndicat FO pénitentiaire pour la Nouvelle Aquitaine.

Crédits photos : © AFP/Archives JACQUES DEMARTHON

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