Primaire socialiste : "insuffisant" aux yeux de Benoît Hamon

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Politique Benoit Hamon, ancien ministre de l'Education Nationale du gouvernement Valls I
Benoit Hamon, ancien ministre de l'Education Nationale du gouvernement Valls I

À l'occasion de la réunion, ce week-end à La Rochelle, des frondeurs du PS, le candidat à la primaire socialiste Benoît Hamon devrait y appeler à aller au-delà de cet unique scrutin pour la gauche.

Les frondeurs du Parti socialiste (PS) se retrouvent ce week-end à La Rochelle (Charente-Maritime). Il est entre autres attendu que demain, dans le cadre de l'université d'été de ces "anti-Hollande", l'ancien ministre de l'Éducation Benoît Hamon prenne la parole quant à des échéances proches et un peu plus lointaines.

Celui qui est également candidat à la primaire socialiste a délivré à Sud Ouest son sentiment sur l'apparente intention de François Hollande de se présenter à sa propre succession en 2017 : "Le contraste entre les discours de campagne sur la démocratie et la réalité de l'exercice du pouvoir est fascinant. On ne peut pas dire que son quinquennat ait profondément amélioré le fonctionnement démocratique. Regardez l'usage répété du 49-3. Il faut en finir avec l'impunité du président de la République. Il faut une VIe République."

Hamon : primaire socialiste, "une première étape"

Et alors que la primaire de la gauche ne vise pas, pour l'heure, à réunir l'ensemble du courant, Benoît Hamon voit ce scrutin comme la première pierre d'un édifice à construire  : "Pour l'heure, nous n'avons qu'une primaire du Parti socialiste et de ses amis : c'est une première étape, mais c'est insuffisant. Si la gauche se choisit - lors d'une primaire ouverte à toutes ses sensibilités - un (ou une) candidat(e) unique, il ou elle se qualifiera pour le second tour de la présidentielle. Si nous avons, au premier tour, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, un candidat écologiste, celui du Parti socialiste, aucun ne sera au second tour. Nous aurons alors à choisir entre la droite et Marine Le Pen. Ce serait une catastrophe."

La problématique des "détestations individuelles"

Quelle serait alors la solution à apporter pour le député des Yvelines ? "Ce qui bloque, ce sont les détestations individuelles. Sans compter qu'en France on ne renouvelle la classe politique que tous les trente ans. Si bien que la présidentielle ressemble à une course entre généraux défaits en quête de revanche. J'aspire à autre chose."

Crédits photos : © Phototélé / © Lionel Guericolas (Visual Press Agency) pour Public Sénat

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