Primaire : "Sarkozy se jean-marise", selon Jean-Marie Le Pen

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Politique Jean-Marie Le Pen en 2014
Jean-Marie Le Pen en 2014

A la veille du procès contre le FN, qui l'avait exclu, Jean-Marie Le Pen évoque sa fille et l'ancien président Sarkozy.

Mercredi, en début d'après-midi, le fondateur du Front National se présentera devant le Tribunal de grande instance de Nanterre pour contester son exclusion du parti en août 2015. S'il demande 2 millions d'euros et sa réintégration au poste de président d'honneur, au FN on assure que le dossier est "bétonné" et l'on ne voit "pas comment il pourrait obtenir gain de cause".

Au Parisien, il a donné ses impressions sur la présidentielle de 2017 et sur les campagnes de sa fille et de Nicolas Sarkozy.

Marine Le Pen, une stratégie "suicidaire"

Toujours dans son optique de dédiabolisation du parti, Marine Le Pen efface la flamme FN qu'on a toujours vue sur les affiches de campagne. Selon le patriarche, "Renoncer à la flamme, au sigle FN, à la ligne qui nous a conduits jusqu'au premier plan, c'est suicidaire". Voilà pour la forme. Sur le fond, il estime que sa fille "semble négliger dans ses discours récents cet état de l'opinion qui est très à droite, qui se radicalise... si j'ose dire".

Quant à savoir si il donnera sa voix l'an prochain à celle qui l'a évincé de son propre parti, il hésite encore : "Je ne sais pas. C'est dans sept mois. D'ici là, il peut se passer beaucoup de choses...".

Nicolas Sarkozy "veut sa part du gâteau"

Selon M. Le Pen, une passe d'armes semble s'opérer entre sa fille et l'ancien chef d'Etat : "Il occupe au fur et à mesure le terrain que Marine Le Pen évacue pour aller vers le centre". D'une part, il semble le regretter, estimant "qu'elle a tort de souhaiter apparaître plus centriste qu'elle ne l'est. Ça ne correspond pas à l'évolution de l'opinion".

D'autre part, il répond ainsi à la question de savoir si Nicolas Sarkozy s'oriente de plus en plus vers ses idées : "Ce n'est pas moi qui me sarkozyse, c'est lui qui se jean-marise !". Selon lui, le candidat à la primaire à droite "est un opportuniste" qui "voit bien les évolutions de l'opinion et les sondages qui favorisent Marine Le Pen et les idées du Front national. Alors il voudrait prendre sa part du gâteau".

Crédits photos : © Phototélé / Guericolas / PUBLIC SENAT

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