Primaire Les Républicains : consensus sur les règles du jeu

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Le bureau politique du parti de droite s'est réuni hier pour définir les règles pour les primaires pour la présidentielle. Même si un consensus a été trouvé, des voix se sont élevées pour dénoncer du tripatouillage.

Invités à trouver un consensus pour les primaires lors du bureau politique Les Républicains, les ténors du parti se sont mis d'accord pour de nouvelles règles qui ne plaisent pas à tous, à commencer par Nathalie Kosciusko-Morizet qui souhaitait utiliser un flou pour collecter des parrainages.

Clarification des règles pour les primaires Les Républicains

Trois points particuliers faisaient débat au sein du parti de droite. La principale question épineuse portait sur la procédure de parrainage. Les membres du bureau politique ont décidé, dans une large majorité, que les élus qui donneront leur parrainage à un candidat doivent signer une chartre les obligeant à "respecter les valeurs républicaines de la droite et du centre".

Un camouflet pour Nathalie Kosciusko-Morizet qui espérait profiter du flou existant dans la précédente chartre pour présenter des parrainages issus d'autres mouvances politiques de gauche ou écologistes. La député de l'Essonne a vivement réagit en dénonçant : "On ne propose rien de moins que de modifier les règles du jeu en cours de route" alors que nous avions "choisi de calquer les règles sur les parrainages pour la présidence de la République et donc de ne pas demander d'appartenance partisane".

Un changement de règles qui fait cependant débat

Même si le texte a été voté à une grande majorité par 76 voix pour, 6 contre et une abstention, des ténors du parti refusent ce changement. Outre NKM, le très proche de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, trouve lui-aussi  "bizarre de changer les règles du jeu. Je ne trouve pas cela correct. La logique du parrainage, c'est autre chose que la logique du vote. L'évolution de la primaire me désespère. Ca devient une affaire de parti". Dominique Bussereau regrette ce manque d'ouverture soulignant qu'" il faut accueillir les déçus de la gauche. Ne limitons pas la participation".

Nicolas Sarkozy est pour sa part ravi de ces changement et répond à Nathalie Kosciusko-Morizet avec qui il entretien des relations très froides : "Ce n'est pas du tripatouillage. Il pourra d'ailleurs y avoir d'autres adaptations de la charte". L'ex-président reconnait que cette chartre pourrait encore évoluer et s'adapter.

Crédits photos : Medef

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