Primaire de la droite et du centre : Poisson et les "lobbies sionistes"

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Politique Jean-Frédéric Poisson
Jean-Frédéric Poisson

Après avoir prêté à Hillary Clinton une "soumission aux lobbies sionistes", le candidat à la primaire de la droite et du centre Jean-Frédéric Poisson voit sa présence à l'élection remise en question.

Il avait plutôt surpris dans le bon sens lors du premier débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, en étant ainsi apparu plus mesuré que ses rivaux. Le candidat Jean-Frédéric Poisson se voit aujourd'hui notamment malmené par le camp républicain suite des propos confiés à Nice-Matin.

Le président du Parti chrétien-démocrate a ainsi déclaré que "la proximité de (la candidate à la présidence américaine Hillary) Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France".

La Haute autorité de la primaire saisie suite aux propos de Poisson

Une sortie dont Nathalie Kosciusko-Morizet, elle aussi candidate à la primaire, a signifié jeudi sur le réseau Twitter les suites qu'elle comptait lui donner : "Thèses complotistes. Antisémitisme. Je saisis demain la Haute Autorité de la primaire." Elle n'a pas été la seule à condamner les déclarations de Jean-Frédéric Poisson, puisque sur le plateau de L'Émission politique de France 2, un autre participant du scrutin Bruno Le Maire lui a emboîté le pas :

"Il y a dans notre pays des actes antisémites qui vont jusqu’à l’assassinat et je ne comprends pas qu’on puisse tenir de tels propos. Je le condamne et ce sera aux électeurs de juger".

Estrosi évoque une exclusion du scrutin

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a pour sa part demandé à "la Haute autorité des primaires de la droite et du centre une condamnation ferme des propos de Jean-Frédéric Poisson". Le président de la Commission d’organisation de la primaire de la droite Thierry Solère a en tout cas fait savoir que le sujet sera discuté durant la prochain réunion de la commission prévue pour le 26 octobre prochain.

La question semble toutefois déjà réglée pour le président de la région PACA Christian Estrosi, qui estime ainsi que M. Poisson "n'a plus sa place dans la primaire" s'il ne présente pas ses excuses suite à ses propos "inacceptables" et "insupportables", tels que les a qualifiés l'ancien maire de Nice.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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