Primaire à droite : "La France n'est plus dirigée" pour Copé

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Politique Jean-François Copé et l'UMP à nouveau empêtrés dans des soupçons de surfacturation.
Jean-François Copé et l'UMP à nouveau empêtrés dans des soupçons de surfacturation.

Le candidat Les Républicains à la primaire de la droite Jean-François Copé vient de lancer sa campagne à Meaux. Et d'avoir entre autres signifié qu'il comptait sur un "miracle" pour lui permettre de faire bonne figure lors du scrutin.

La primaire à droite est un rendez-vous, calé aux 20 et 27 novembre 2016, que le candidat Les Républicains (LR) Jean-François Copé ne semble définitivement pas vouloir négliger. Pruve en est son discours prononcé samedi à Meaux en face du musée de la Grande Guerre.

Dans des propos rapportés par Le Figaro, le député de Seine-et-Marne a presque reconnu qu'à ses yeux, la présidence actuelle de la France n'est pas correctement assurée : "Le temps est venu pour moi de porter haut et fort la ligne d'une droite décomplexée, une droite ni extrémiste, ni excessive, mais une droite assumée, fière de ses valeurs et dont la main ne tremble pas lorsqu'il s'agit de prendre les décisions nécessaires pour la France. Devant vous je m'engage, avec moi, la France sera dirigée."

Copé s'engage pour une "droite assumée"

Et d'appuyer son point de vue : "La France n'est plus dirigée. Campagne après campagne, président de la République après président de la République, obsédés par le fait d'être élus à n'importe quel prix, les politiques font soit des promesses qu'ils savent très bien qu'ils ne tiendront pas, soit au contraire des propositions tellement vagues et démago que chacun peut y trouver ce qu'il veut".

Un "miracle" pour sauver une image ternie ?

Jean-François Copé apparaît toutefois conscient que son récent passé, notamment émaillé de démêlés judiciaires, ne joue pas forcément en sa faveur : "Certains disent : il a une drôle d'idée d'être candidat. Il n'a pas vu son image ? Il n'a pas vu ses sondages ?" À ces interrogations, le candidat à la primaire avoue croire aux "miracles", en rappelant celui de "la bataille de Marne" où sa famille aura été sauvée par les Justes pendant la Seconde Guerre Mondiale. Et de conclure son discours par un appel au soutien de ses potentiels futurs électeurs : "Voilà, c'est dit. Je suis prêt et j'ai besoin de vous".

Crédits photos : CANAL+/Xavier Lahache/Phototélé

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