Présidentielle 2017 : Duflot veut faire entendre sa voix

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Politique Cécile Duflot au "Grand Rendez-vous" d'Europe1 le 20 décembre 2015
Cécile Duflot au "Grand Rendez-vous" d'Europe1 le 20 décembre 2015

Discrète ces derniers temps, la députée écologiste de Paris Cécile Duflot n'entend cependant pas s'illustrer par son mutisme dans les échéances à venir, incluant la présidentielle 2017.

Fin 2015-début 2016, Cécile Duflot signait possiblement ses dernières interventions médiatiques en date, qui concernaient la déchéance de nationalité des binationaux alors appelée à être inscrite dans une prochaine réforme de la Constitution. Une révision que l'exécutif aura finalement abandonnée en mars dernier.

Pour l'ex-ministre du logement et députée EELV (Europe Écologie Les Verts) de Paris, qui signe en ce jour une tribune chez nos confrères du Monde, il ne va plus être question pour elle de faire dans l'immobilisme sur le plan écologique, en signifiant ainsi son intention "désormais se tenir à bonne distance du petit monde de l'entre-soi parisien et de la manie de l'hyper commentaire", et de ne "pas rester muette ou immobile dans les temps qui viennent".

Cécile Duflot sur la présidentielle : "l'écologie doit être représentée"

Cette tribune intitulée Écologie : la France bloquée par ses élites ne comporte aucune mention explicite confirmant une candidature de Mme Duflot à la présidentielle de 2017. L'ancienne ministre y indique cependant que "l'écologie doit être représentée dans le débat qui vient".

Et d'ajouter qu'elle se battra "pour que notre candidature soit la plus efficace possible, qu'elle rassemble largement, qu'elle agrège des femmes et des hommes issus de traditions diverses mais réunis par la même volonté de transformation de la société".

"L'incroyable retard pris par notre pays"

En septembre dernier dans son livre Le grand virage, Cécile Duflot y tenait un discours à peu près semblable, à savoir celui d'une préférence accordée à l'écologie et d'une candidature à la présidentielle pas officiellement envisagée :

"Est-ce que j’ai décidé de ma candidature  ? Pas du tout. Ma priorité c’est la déminorisation de l’écologie, c’est-à-dire construire une force capable d’exercer pleinement le pouvoir". Dans son texte publié samedi, la député parisienne déplore "l'incroyable retard pris par notre pays en matière d'écologie" et considère notamment que "la transition écologique demeure freinée par des élites dépassées".

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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