Présidentielle 2017 : un adjoint de Hidalgo veut un ralliement de Hamon à Macron

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Politique
Benoît Hamon lors du premier débat de la primaire de la gauche le jeudi 12 janvier 2017

Pour Mao Péninou, adjoint socialiste d'Anne Hidalgo, Emmanuel Macron est le seul représentant de la gauche capable de la faire gagner à la présidentielle. Et d'appeler Benoît Hamon à rallier la candidature de l'ex-ministre de l'Économie.

Le 31 janvier dernier, l'adjoint socialiste à la maire de Paris en charge de la propreté Mao Peninou a officialisé son soutien à Emmanuel Macron dans le cadre de la présidentielle 2017. Sur son site, il a expliqué que cette décision est "le fruit d’une réflexion personnelle engagée depuis plusieurs mois et qui a abouti au début de la semaine précédant le premier tour de la Primaire Citoyenne organisée, notamment, par le Parti Socialiste."   

L'élu du 19e arrondissement de la capitale a confié à nos confrères du Monde que le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Jean-Christophe Cambadélis a respecté son choix, même s'il ne l'approuve pas. En ce qui concerne Anne Hidalgo, "on a eu une discussion politique. Elle ne croit pas dans la candidature d’Emmanuel Macron. Elle a tenté de me faire partager son point de vue. Mais il n’y a jamais eu de quelconque menace de sa part sur ma délégation d’adjoint. Cela n’aurait eu aucun sens. Dans son exécutif, outre les socialistes, il y a des gens qui viennent de la droite chiraquienne, du MoDem, du Parti communiste. Il y a une pluralité dans sa majorité qui fait qu’il n’y avait aucun motif de faire pression sur moi pour tenter de me dissuader."

Hidalgo "ne croit pas dans la candidature" de Macron

Pourtant, aux yeux de M. Peninou, la maire de Paris et l'ex-ministre de l'Économie se ressemblent beaucoup dans leurs projets respectifs : "Entre Hidalgo et Macron, il y a la même volonté de rénovation de la vie publique, le même constat que les partis politiques de gauche ont perdu de leur inventivité, de la porosité avec la société. [...] La gauche de demain, c’est eux deux. Il sont l’un et l’autre l’avenir des progressistes. Si elle avait été en situation d’être candidate à l’élection présidentielle, je l’aurais soutenue. Elle incarne un ancrage à gauche plus proche de mon histoire personnelle."

Un "rapprochement" "possible" avec Hamon ?

L'adjoint, qui ne semble pas voir d'autres alternatives valables en dehors d'Emmanuel Macron, espère aujourd'hui que le vainqueur de la primaire socialiste Benoît Hamon fera le choix d'un rapprochement avec le fondateur d'En Marche. Un désir dont on peut se demander dans quelques circonstances il aurait des chances de se matérialiser :

"Je serai un acteur d’une volonté de rapprochement entre la gauche réformiste du PS et Macron. Je souhaite que dans les mois qui viennent le Parti socialiste, son candidat, prenne langue avec lui et se rallie à sa candidature. Macron est le seul qui peut être le candidat de la gauche en position de l’emporter. A un moment, la question qui se posera à nous tous c’est comment on fait pour gagner et sur quelle orientation. Benoît Hamon et moi, on se croise depuis de longues années. On a eu beaucoup de désaccords, sauf quand on a soutenu Martine Aubry ensemble ! Je sais son pragmatisme et sa capacité de discussion. Je pense que ce rapprochement est possible."

Crédits photos : capture d'écran

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