Près de 800 migrants ont été secourus dans la journée d'hier

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International Une photo des gardes cotes espagnols montrant des migrants, le 30 octobre 2015
Une photo des gardes cotes espagnols montrant des migrants, le 30 octobre 2015

Ce sont 8 opérations de sauvetage que les garde-côtes ont effectué hier pour sauver plus de 780 migrants à destination de l'Italie et qui se trouvaient en situation périlleuse.

Cette année, les conditions météorologiques en Méditerranée sont particulièrement clémentes pour un mois de décembre ce qui a encouragé un grand nombre de migrants à oser défier la mer pour rejoindre les côtes italiennes. Les frêles embarcations sur lesquelles ils s'entassent leur font cependant souvent courir de grands risques et hier, les garde-côtes ont dû intervenir à huit reprises pour secourir des migrants en grande difficulté.

8 opérations de sauvetage en une seule journée

Quatre navires, un des gardes-côtes, un bateau de médecins sans frontières, un bâtiment de la marine militaire italienne ainsi qu'un cargo sous pavillon du Libéria ont participé aux opérations de sauvetage.

Au total, ce sont 782 migrants qui ont été secourus. La majorité étaient répartis sur sept canots pneumatiques et les derniers se trouvaient à bord d'une barque qui dérivait au large de la Libye, point de départ de la majorité des migrants vers l'Europe. La journée d'hier a aussi vu le repêchage du corps d'un homme.

Une traversée souvent très périlleuse

Depuis le début de l'année, la mer méditerranée a été particulièrement mortelle pour les migrants osant l'affronter. 3692 d'entre eux ont ainsi été retrouvés noyés ou sont portés disparus depuis le début de l'année. Près d'un million de migrants ont pu traverser la mer et rejoindre l'Europe. Il s'agit du plus important flux migratoire depuis la Seconde Guerre Mondiale.

Le nombre très élevé de morts s'explique par différents problèmes. Tout d'abord, la vétusté des embarcations utilisées par les passeurs. Les navires, souvent en mauvais état, ont la plupart du temps des moteurs en fin de vie, ne disposent pas de matériel de sécurité et les migrants ne savent pas toujours naviguer. Les conditions climatiques et l'état de la mer est aussi parfois responsable de drames. Enfin les embarcations sont la plupart du temps surchargées de migrants. En surpoids, les bateaux perdent beaucoup de stabilité, ce qui provoque des chavirages dramatiques.

Crédits photos : © Salvamento Maritimo/AFP HO

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