Premier marié gay de France : des menaces de mort et une nouvelle plainte

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Société Un couple homosexuel (photo d'illustration)
Un couple homosexuel (photo d'illustration)

Vincent Boileau-Autin, premier marié gay de France, a déposé plainte vendredi après avoir reçu une menace de mort. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le militant LGBT demande l'intervention de la justice pour de tels propos tenus envers sa personne.

Le 29 mai 2013, Vincent et Bruno devenaient officiellement le premier couple homosexuel de France, une cérémonie qui avait cependant dû nécessiter la mobilisation d'environ 80 gendarmes et peut-être de tout autant de policiers, et ce en raison du risque qu'une certaine hostilité envers le mariage gay s'invite à l'évènement.

Plus de deux ans plus tard, Vincent Boileau-Autin, président d'une association LBGT, ne peut pas vraiment prétendre à une sérénité totale dans sa vie de tous les jours. Même s'il a confié à metronews ne pas avoir peur de saisir la justice suite aux menaces de mort dont il fait l'objet. L'une d'entre elles, reçue sur Twitter et accompagnée de la photo d'un cadavre mutilé, l'aura d'ailleurs motivé à déposer plainte vendredi.

Homophobie : le premier marié gay de France n'a "absolument pas peur" de saisir la justice

Ce n'est toutefois pas la première fois que Vincent est la cible d'insultes homophobes et de propos appelant à attenter à sa vie. Des menaces ayant déjà appelé des plaintes, "peut-être huit", et l'on nous informe que des enquêtes sont actuellement menées dans le cadre de ces plaintes : "Ce qui est terrible, c'est de finir par avoir presque l'habitude de ce type de propos crapuleux. Pour autant, il ne faut pas se taire et saisir la justice. Je n'ai absolument pas peur."

Facebook et Twitter appelés à contribution

Mais la justice seule ne saurait condamner ces comportements, Vincent Boileau-Autin estimant ainsi que sans le soutien de Facebook et Twitter, des réseaux sur lesquels ce genre de menaces est légion, ces plaintes ont très peu de chances d'aboutir : "Il faut que Facebook et Twitter donnent les adresses IP des auteurs de ces messages pour qu'on puisse les identifier. Trop souvent, les plaintes sont classées sans suite car ils ne prêtent pas leur concours à la justice française."

Crédits photos : magicoven/shutterstock.com

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