Poitiers : 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne

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Faits Divers
Photo d'illustration. La justice.

Vendredi soir, la cour d'assises de la Vienne a condamné Raphaël D. à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne remontant au 9 juin 2014.

Le drame s'était produit le 9 juin 2014. Marine M., mère de deux enfants, succombait à une vingtaine de coups de couteaux supposément assénés par son compagnon Raphaël D. La plus âgée des filles, haute de 3 ans et demi, était parvenue à alerter les secours après avoir assisté en partie à la scène.

Il avait ensuite été établi, par le médecin légiste, à une mort causée par des "lésions cardiaques et pulmonaires et une perte massive de sang induites par des multiples plaies". Vendredi soir, la cour d'assises de la Vienne (Poitiers) a condamné le compagnon de la victime à 25 ans de réclusion criminelle, comme le rapporte la Nouvelle République.

25 ans pour avoir tué sa compagne : la famille de la victime "soulagée"

Les avocats des parties civiles ont fait part de la délivrance représentée par ce verdict auprès des proches de la victime. Me de Oliveira a ainsi indiqué que "la famille de Marine est soulagée. Elle a le sentiment d'avoir été entendue dans sa douleur". Me Zoro a quant à lui déclaré qu'"avec une telle décision, qui ne ramènera pas Marine, ils vont pouvoir faire face à leur vie brisée et commencer un travail de deuil".

L'avocat du prévenu pense qu'il est guérissable

L'avocat général avait requis la prison à perpétuité pour Raphaël D, ayant expliqué que "ce crime atroce révèle [le prévenu] comme un être d'une singulière froideur. Il est quelqu'un qui ment tout le temps. C'est un crime sans nom et un crime absurde. On sait que le couple cohabitait, sans plus. Marine Muccio allait lui échapper dès le lendemain."

Me Sillard, l'avocat de l'accusé, se sera adressé directement à son confrère pour l'appeler à un réquisitoire moins lourd et plus réfléchi : "La peine que vous demandez est excessive. C'est une peine qui n'a aucun sens, aucune utilité". Pour le représentant du prévenu, il apparaissait ainsi plus judicieux de prononcer des soins à son encontre.

Crédits photos : Shutterstock.com

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