Plus de la moitié du trafic web mondial ne provient pas des humains

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Illustration. Télécommunications et Internet en Chine.

Les bots internet drainent la plus grosse partie de la bande passante disponible sur internet selon une étude du cabinet d’analyse Imperva.

Non, l’être humain n’a pas le monopole de la bande passante sur internet ! Loin de là d’ailleurs. Selon la dernière étude annuelle du cabinet d’analyse spécialisé dans la sécurité informatique Imperva Incapsula, 52 % du trafic web annuel en 2016 est le fait de bots informatiques, et ce, pour le meilleur et pour le pire.

Les bons et les mauvais robots

Si vous commencez déjà à trembler à l’idée que les robots prennent le contrôle du web mondial, il faut tout de même garder à l’esprit que les bots sont pour la plupart indispensables au bon fonctionnement d’Internet. Ainsi, ce que l’étude appelle les « Good Bots » regroupe par exemple les bots de Google qui analyse les milliards de pages web de la planète pour les référencer, représente à eux seuls 23 % du trafic internet mondial en 2016.

Les Bad Bots, qui servent notamment aux attaques DDos, aux opérations de fishing, ou encore à l’envoi de spam dans nos boîtes mail sont eux plus problématiques. Ces derniers ont en effet cannibalisé 29 % du trafic web l’année passée.

Seulement un quart des bots sont utiles

Si les humains ont globalement toujours été minoritaires (sauf en 2015) en ce qui concerne le trafic sur internet, le cabinet Imperva pointe surtout du doigt l’utilité réelle de certains bots. Ainsi, seuls 25 % des « Good bots » auraient un impact positif sur l’utilisation du web par les humains. Sans surprise, ce sont les robots de Google (3,87 %) et de Facebook (4,80 %) qui utilisent le plus de ressources sur internet.

Imperva précise que pour les besoins de son étude, le cabinet à analyser un trafic de 16,7 milliards de visites enregistrées entre août et novembre 2016 sur 100 000 noms de domaine choisir aléatoirement.

Crédits photos : Shuttertock.com

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