Planete-Lolo, un site de téléchargement illégal français est fermé

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Web Planete-Lolo

Planete-Lolo l'un des plus gros site de téléchargement illégal francophone a été fermé mardi, il comptait environ 800 000 membres. Son administrateur a été placé en examen après une plainte de la Sacem (Société des auteurs compositeurs de musique).

Arrêté le 7 juin dernier, le principal administrateur du site de téléchargement illégal Planete-Lolo a été mis en examen par le parquet d’Aix-en-Provence pour contrefaçon en bande organisée et blanchiment du produit de ce délit. L’homme âgé de 19 ans a également été placé sous contrôle judiciaire. Il oeuvrait sur Internet sous le pseudo de P[4]nzer, il a immédiatement reconnu les faits et fermé le site en attendant son procès.

Une semaine avant la fermeture du site, plusieurs rumeurs évoquaient une série d’arrestations dans le monde du téléchargement illégal, les principales cibles étant Sokroveno et Planete-Lolo.

Mis à part l’administrateur, deux autres individus, membres du forum ont été interpellés par la division financière et le groupe de cybercriminalité de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille. L’un des interpellés était apparemment chargé de mettre les films piratés en ligne non hébergés directement sur Planete-Lolo. D’après le parquet une centaine de milliers d’euros auraient été saisis.

Ces arrestations surviennent après de longues enquêtes débutées en 2010. La Sacem et l’ALPA (Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle) avaient à cette époque déposé une plainte contre Planete-Lolo. Pour dissimuler son identité et ne pas être démasqué, le principal concerné employait différents VPN (réseaux privés virtuels) qui permettent de chiffrer sa connexion. C’est après plusieurs interrogatoires des concurrents du site que les enquêteurs sont remontés jusqu’à son administrateur.

Les trois personnes concernées sont accusées d’avoir mis en ligne plus de 220.000 films et 70.000 albums de musique. Leur peine pourrait atteindre cinq ans d’emprisonnement et 500.000 euros d’amende.

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