Pétrole : fin des forages pour Shell en Alaska

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Énergie Photo d'illustration. Une plateforme pétrolière.
Photo d'illustration. Une plateforme pétrolière.

Avec l'annonce de l'arrêt de ses activités de forage en Alaska, Shell met fin à des pratiques controversées, notamment de la part des écologistes.

L'Alaska n'est plus un terrain d'exploration pour Shell, qui a annoncé lundi la fin de ses forages dans cette zone du monde. Pour le grand nom du pétrole européen, mais aussi pour les associations écologistes, la déception née des premières explorations sonne la fin d'une longue controverse.

Shell : "le résultat de l'exploration est décevant"

Dans un communiqué, le groupe déclare "reconnaître un potentiel d'exploration important dans ce bassin et cette zone devrait à terme revêtir une importance stratégique pour l'Alaska et les États-Unis". Mais "Toutefois, le résultat de l'exploration est clairement décevant pour cette partie du bassin". En conséquence, "Cette décision reflète à la fois le résultat du puits Burger J, les coûts élevés associés au projet et l'environnement de régulation difficile et imprévisible au niveau fédéral pour le large de l'Alaska".

Certes, du pétrole et du gaz a bien été trouvé dans ce puits Burger J, creusé à 2.100 mètres de profondeur. Mais les quantités ne permettent pas d'engager une exploitation de ces gisements. La compagnie a précisé qu'elle détaillerait les "charges financières" le 29 octobre lors de la présentation de ses résultats. A une époque où le coût du baril s'effondre, le risque économique apparaît grand pour Shell, mais cela pourrait sonner comme une suspension plutôt qu'un arrêt définitif.

Greenpeace avait dénoncé des "risques"

Si le président Obama avait autorisé ces forages, de nombreuses ONG avaient craint une exploitation de cette zone importante en tant qu'écosystème. Greenpeace avait cet été dénoncé les "immenses risques pour les populations de l'Arctique, la faune et notre climat". Et ce, même avec les paroles d'un Barack Obama qui se voulaient rassurantes, lui qui promettait "des règles les plus exigeantes possibles".

En 2012, une plate-forme de forage frappée du logo figurant un coquillage, avait subi un échouage, heureusement sans conséquence pour la faune ou les populations. Preuve s'il en fallait que les régions arctiques sont hostiles. Après une suspension d'une année, les explorations avaient repris.

Crédits photos : think4photop / Shutterstock.com

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