PETA : des comparaisons faites entre animaux et handicapés

Par , publié le
Société Un dogue de Bordeaux présenté le 6 mars 2015 aux "Crufts", illustre exposition canine organisée jusqu'à dimanche dans le plus pur esprit "british" à Birmingham
Un dogue de Bordeaux présenté le 6 mars 2015 aux "Crufts", illustre exposition canine organisée jusqu'à dimanche dans le plus pur esprit "british" à Birmingham

Dans sa foire aux questions accessible sur le site internet de l'association, la PETA dressé plusieurs comparaisons entre les animaux et les personnes handicapées. Des liens qui ont fait tiquer un certain nombre d'internautes.

En guise d'apparent préambule à toute une série de questions présentes sur le site internet de PETA France, on lit que "les réponses présentées ici ne sont en aucun cas les seules possibles : il ne s'agit que de pistes de réflexion". Une précision n'ayant apparemment pas suffi aux yeux d'un certain nombre d'internautes pour considérer certaines de ces réponses comme inappropriés.

La première interrogation de cette Foire aux Questions (FAQ) concerne la définition même de "droits des animaux". Le premier paragraphe de la réponse contenait une parenthèse évoquant les droits dont dispose un handicapé mental "même s'il n'est pas mignon ou que personne ne l'aime". Et si elle a depuis été supprimée, la seconde partie de la réponse conserve les mêmes éléments de comparaison : "Il est utile de rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, beaucoup d'humains étaient traités comme des 'objets' et on enfermait les personnes handicapées dans des institutions parce qu'elles étaient considérées sans valeur pour la société et 'embarrassantes' pour leurs familles."

Animaux et personnes handicapées : la FAQ de la PETA qui choque

La septième question se rapporte quant à elle à un besoin d'appliquer aux animaux une conception de la morale alors qu'eux-mêmes ne sont pas doués de raison : "Un animal est sans doute incapable de comprendre et de respecter nos règles, mais cela peut aussi s'appliquer à un enfant ou d'un handicapé. Nous n'en concluons cependant pas que les enfants et les handicapés n'ont pas de droits. Les animaux ne peuvent décider de changer leur comportement, tandis que les humains mesurent les conséquences de leurs actes et ont le choix."

Une parenthèse discutée supprimée

Enfin, la réponse à la vingtième met en opposition l'intelligence des animaux et celle des êtres humains : "Personne ne trouve légitime de maltraiter les humains les moins intelligents. Pourquoi cela deviendrait-il légitime quand il s'agit des animaux ? Par ailleurs, certains animaux sont incontestablement plus intelligents, plus créatifs, plus réceptifs, plus démonstratifs et plus aptes à communiquer que certains êtres humains handicapés. Faudrait-il alors retirer des droits à ces derniers pour les attribuer aux animaux plus intelligents ?" Sur les réseaux sociaux, la gronde a été notable, en particulier sur la parenthèse mentionnée plus haut, au point de provoquer l'intervention d'une porte-parole de PETA France sur le sujet. Celle-ci s'est ainsi désolée sur BuzzFeed France d'une "malheureuse" et "grosse erreur d’interprétation". En semblant au passage s'étonner que cette FAQ ne fasse l'objet de reproches que maintenant, alors que la phrase incriminée était présente sur le site depuis "7 ou 8 ans".

Crédits photos : © AFP Oli Scarff

Partager cet article

Pour en savoir plus