Des pesticides retrouvés dans les poussières de maisons en zones agricoles

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Environnement Photo d'illustration. L'usage de pesticides.
Photo d'illustration. L'usage de pesticides.

L’association Générations futures a découvert que de nombreuses traces de pesticides étaient présentes dans les poussières des habitations situées près des zones de cultures.

Si la problématique des pesticides a toujours été au cœur des préoccupations des Français, cette dernière a pris une tout autre tournure depuis la diffusion du reportage de Cash Investigation le 2 février dernier.

Une nouvelle étude de l’association Générations futures relayée par France Info porte un nouveau coup dur aux pesticides. Le résultat de cette recherche est plutôt inquiétant puisque de nombreuses traces de pesticides ont été retrouvées dans les poussières de maisons situées en zones agricoles.

Des produits interdits dans 90 % des maisons testées

Il semblerait que le fameux bon air de la campagne soit finalement lui aussi chargé en matières dangereuses. En testant des échantillons de poussières prélevés dans une vingtaine de maisons en zone agricole en été et en hiver, Générations futures a relevé jusqu’à 30 produits différents dont 12 perturbateurs endocriniens.

Le constat est encore plus inquiétant lorsque l’étude précise que dans de nombreuses maisons testées, des traces de produits interdits ont été retrouvées. Parmi ces produits, du Durion, un désherbant utilisé notamment dans les vignobles, a été retrouvé dans près de 90 % des maisons étudiées. Rappelons que le Durion n’est plus vendu depuis 2008, mais reste autorisé pour nettoyer les bateaux notamment.

Les maisons en zone viticole particulièrement touchées

Sur la vingtaine de maisons étudiées (entre juillet 2015 et janvier 2016) toutes situées dans des zones agricoles différentes, ce sont les habitations situées en zones viticoles qui sont le plus touchées avec 26 pesticides retrouvés sur les 60 recherchés. Les maisons situées près des vergers suivent de très près.

Bien entendu, l’association est consciente que l’étude mériterait d’être étendue à de plus nombreuses habitations. Mais elle tient à rappeler que même à faibles doses, ces perturbateurs comportent un risque pour la santé.

Crédits photos : Pixabay.com / domaine public

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