Perturbateurs endocriniens : une campagne de prévention en direction des femmes enceintes

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Santé Illustration. Une femme enceinte.
Illustration. Une femme enceinte.

L'exposition aux perturbateurs endocriniens par les femmes enceintes et leur bébé fait l'objet d'une campagne de prévention relayée par quelque 1.600 médecins.

L'association Alerte des médecins sur les pesticides (AMLP), qui regroupe 1.600 médecins, lance jeudi une campagne de sensibilisation centrée sur les perturbateurs endocriniens. Une campagne en direction des femmes enceintes auxquelles l'AMLP dispense quelques conseils pour s'en prémunir.

Sur son site Internet, on peut d'abord lire que "Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des produits chimiques de notre environnement capables de mimer ou d’interférer avec le fonctionnement de nos propres hormones (...) Ces molécules sont rendues responsables de malformations génitales, de pubertés précoces ou de diminution de la fertilité. On les soupçonne également de programmer des pathologies (obésité, diabète, cancers hormonaux-dépendants…) pouvant apparaître des années plus tard. Leur éviction est surtout primordiale lors de certaines périodes de la vie où les risques sont majorés : grossesse potentielle ou en cours, allaitement, petite enfance".

Perturbateurs endocriniens : les sources d'exposition

Bisphenol A, PCB, phtalates, pesticides,... tous ces PE sont un danger et l'AMLP rappelle : "Et nous savons que le placenta n'est pas une barrière infranchissable !". Mais comment s'instillent-ils dans nos corps ? L'origine est double :

  • d'abord naturelle, avec les hormones de synthèse ou non, utilisées dans les domaines de la contraception ou de l'hormonothérapie. On les retrouve alors dans les milieux naturels,
  • ensuite chimique, l'Inserm recensant un millier de produits. Parmi eux, citons les produits de combustion, les retardateurs de flamme polybromés, ou encore les parabènes.

Les conseils de l'association

Afin de diminuer les risque d'enfants "pré-pollués" dans le ventre de leur mère, considérant que la grossesse est "une période de vulnérabilité maximale", et que "les jeunes couples sont plus attentifs aux conseils concernant le futur bébé et que les bonnes habitudes se prennent tôt", l'AMLP dresse une liste de conseils :

  • utilisation de récipients en verre et non en plastique pour réchauffer les aliments,
  • éviter l'usage de poêles revêtues d'un traitement anti-adhésif,
  • préférer les aliments frais et issus de l'agriculture biologique, "car 65 % des fruits et 30 % des légumes contiennent des résidus de pesticides".
Crédits photos : Shutterstock.com

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